centralisation d’affiches de prévention sur les écrans

« Enfants et Écrans – La nature des risques ? »

par l’association lâche ton écran www.facebook.com/lachetonecran

écran risques

 

 

« Enfants et Écrans – Quelles précautions à prendre ? »

par l’association lâche ton écran www.facebook.com/lachetonecran

écrans précautions

« Apprivoiser les écrans et grandir 3-6-9-12 »

Par le psychiatre Serge Tisseron. En libre diffusion sur http://sergetisseron.com

« Quel écran pour quel âge ? »

Hoptoys.fr

« Un écran, des repères »

app-enfant.com

un écran des repères - prévention

 

 

« MAITRISONS LES ÉCRANS »

(yapaka.be)


 

« Un enfant, Un écran »

yapaka.be + Serge Tisseron

un enfant un écran

« Écrans en veille »

(yapaka.be)

« Mon enfant face aux écrans : quatre pas pour mieux avancer »

de S. Duflo, psychologue clinicienne, issu de médecine & enfance (septembre 2016), en telechargement libre sur pediatrie.edimark.fr

 

« La PSYCHOMOTRICITÉ dans la révolution numérique »

(Affiche créée par l’ISRP – Institut Supérieur de Rééducation Psychomotrice : http://www.isrp.fr)

« La télévision n’est pas toujours un jeu d’enfant »

CSA – Conseil Supérieur de l’Audiovisuel

télévision prévention

« Les écrans, c’est pas méchant ! Et si on s’occupait autrement ? »

Centre Ressource Autisme Ile de France [CRAIF] – Magali Lavielle-Guida, Estelle Crespy, Rachel Cohen…(Avril 2018)

écran pas bien méchant

« Défi 5@8 sans écrans »

Les Belles Combines (page Facebook) nous illustrent quelques règle pour réussir ce défi ! (2020)

« Écran avec modération… » 

Pour  le Blog Par Ensemble Naturellement posté par Hugo Nolan (Juin 2018)

La rééducation de l’écriture en psychomotricité – Modélisation et exercices (extrait)

Pour introduire l’écriture

Le graphisme qui comprend dessin et écriture est trop souvent réduit au geste de la main. En réalité, tout le corps participe à l’acte d’écrire. Son apprentissage sur les bancs de l’école s’obtient au prix du maintien de la station assise pendant 4 à 5 heures par jour. L’écriture, impliquant des capacités visuo- perceptives, motrices et cognitives, s’avère particulièrement coûteuse en termes de concentration et d’application. Il s’agit également d’une activité soutenue par la maîtrise du langage. Sa fonction est double : conserver (garder une trace de paroles et de pensées) et communiquer (pour soi et pour les autres).

Le Ministère de l’Éducation nationale parle de « véritable bouleversement cognitif qui s’opère lors de cet apprentissage » à l’école primaire ; l’objectif étant pour l’enseignant de :

« ne jamais isoler les trois composantes de l’écriture : la composante sémantique (le sens de ce qui est écrit), la composante symbolique (le code alphabétique) et la composante motrice (la dextérité graphique) ».

Du point de vue psychomoteur, l’acte d’écrire dépend de l’harmonie entretenue entre le pouvoir faire (équipement perceptif, neuro-moteur et cognitif), le savoir-faire (apprentissage, pédagogie) et le vouloir faire (désir, motivation). C’est également le produit d’investissements successifs de la part de l’enfant : du mouvement au tracé, du tracé au dessin, du dessin à l’écriture.

Extrait de « 100 Idées pour développer la psychomotricité des enfants »

Modélisation des paramètres intervenant dans le geste graphique

Nous proposons une modélisation de certains paramètres, susceptibles d’être renforcés spécifiquement en séance de psychomotricité (cliquer dessus) :

Exemples d’idées pour améliorer le geste et l’écriture

(cliquer sur l’image pour visualiser les idées 54 & 55)
Améliorer l'écriture [100 idées psychomotricité] D'Ignazio-Martin

Retrouver également dans ce chapitre 

  • Les repères d’âges lors de l’évolution du graphisme et de l’écriture
  • La dysgraphie
  • Les aménagements pédagogiques
  • Optimiser la prise du crayon
  • Comment optimiser l’installation au bureau (au niveau matériel et corporel)

 

Aurélien D’Ignazio & Juliette Martin, psychomotriciens D.E.

 

En savoir plus sur la motricité finehttp://www.psychomotricien-liberal.com/2018/02/22/la-motricite-fine-en-psychomotricite/

En savoir plus sur l’organisation dans l’espacehttp://www.psychomotricien-liberal.com/2018/02/24/lespace-en-psychomotricite/

En savoir plus sur le bilan graphomoteur et les indications en psychomotricité :  http://www.psychomotricien-liberal.com/indications/#dysgraphie

 

Pour aller plus loin 

Albaret, A., Kaiser, M.-L. et Soppelsa, R. (2013). Troubles de l’écriture chez l’enfant. Des modèles à l’intervention. Bruxelles : De Boeck-Solal.

Albaret, A. et Soppelsa, R. (2015). Rééducation des troubles de l’écriture et de la motricité manuelle chez l’enfant. Manuel d’enseignement de psychomotricité, vol. 2, Méthodes et techniques, p. 330-342. Bruxelles : De Boeck-Solal.

Dumont D. (2016). Le geste d’écriture. Paris : Hatier Pédagogie.

Rapport Éducation nationale éduscol (2015). L’écriture à l’école maternelle. (En ligne sur http://eduscol.education.fr/ cid91998/graphisme-et-ecriture.html)

Thoulon-Page, C., de Montesquieu, F. (2015). La rééducation de l’écriture de l’enfant et de l’adolescent. Paris : Elsevier Masson.

 

 

Centralisation d’infographies sur les troubles sensoriels

 

« J’ai des particularités sensorielles » [Hoptoys]

 

« Les troubles sensoriels dans l’autisme » par Aspieconseil et Mathilde Contreras

 

 

« Signes des désordres sensoriels et/ou sensorimoteurs »

 

 

« Comprendre les troubles de la modulation sensorielle » [HopToys]

 

« Bonhomme hypersensible » – Moyen de protections et de renforcement [Aurélien D’Ignazio]

Infographie troubles sensorielles TSA

Ne pas hésiter à contribuer en commentaires à ce début de centralisation en informant des auteurs manquants et/ou autres infographies existantes sur ce thème. Un grand merci !

 

La notion d’ESPACE en psychomotricité

L’espace est un concept polysémique dans la mesure où il possède plusieurs sens selon le contexte et la discipline concernée (l’espace en astronomie, l’espace psychique en psychologie, l’espace géographique, l’espace vital…), la notion de temps lui étant très souvent rattachéel’espace-temps », « l’espace d’un instant »…).

Au sens commun, l’espace est un lieu plus ou moins défini où peut se situer quelque chose.

En psychomotricité, la notion d’espace se rapporte à la conscience que l’individu possède de son environnement et comment il s’y organise.

Être en mesure de se représenter et de concevoir l’espace est une compétence qui découle de l’expérience du corps, point de départ du soin psychomoteur :

« le mouvement est à la source des représentations spatiales » (Piaget J., psychologie du développement)  ;

« penser l’espace, c’est (…) s’y orienter, s’y mouvoir et s’y déployer » (Lesage B., Médecin, danse-thérapeute.) ;

« un corps immobile n’aurait jamais pu concevoir l’espace » (Poincaré H., Physicien).

Ainsi, l’action motrice contribue à inscrire la personne dans un espace-temps et consolide la place du corps comme un référentiel organisateur. Nous pourrions alors comparer l’importance des repères corporels à celle de la pastille « vous êtes ici » figurant sur le plan d’une ville inconnue dans laquelle vous cherchez à vous orienter.

vous-etes-ici

La conscience de l’axe du corps permet de concevoir et de distinguer une droite d’une gauche ; de même pour les autres repères de base (haut/bas, devant/derrière, etc.) qui s’appuient sur des éprouvés corporels dans un premier temps avant de pouvoir se mentaliser (se représenter une distance par exemple) et se transférer éventuelement sur une activité graphique (se repérer en géométrie, s’organiser dans l’espace de sa page…).

espace psychomotricité

L’intégrité des systèmes sensoriels revêt également une part importante dans la construction de l’organisation spatiale en nous renseignant en permanence sur notre environnement : ce que je peux entendre, ce que je peux toucher, ce que je peux voir… assurant ainsi une cohérence d’ensemble.

Dans un cadre expérimental, Held et Hein (1963) ont montré à quel point le couplage de l’information visuelle à l’action effectuée par l’organisme dans un environnement donné était fondamental pour structurer la perception de cet environnement (des distances, de la profondeur, des volumes…).

Pédagogiquement, nous dégagerons trois composantes nécessaires à l’organisation spatiale, infuencées par le développement de l’intelligence et les stimulations apportées par l’entourage :

– percevoir efficacement son environnement (pouvoir compter sur sa vue et la motricité de ses yeux sera déterminant pour littéralement « décoder » l’espace environnant) ;

– évoluer efficacement dans son environnement (pouvoir compter sur un bon équipement moteur et un bon schéma corporel sera déterminant pour bouger, agir… et se représenter mentalement l’espace afin de s’y orienter et s’y repérer) ;

– manipuler son environnement (multiplier les expériences manipulatoires variées tout en pouvant s’appuyer sur la coopération entre son œil et sa main sera déterminant pour développer les habiletés de construction et de géométrie dans l’espace).

Modélisation des composantes contribuant à l’organisation spatiale

Modélisation - l'organisation spatiale [Extrait de 100 idées pour développer la psychomotricité des enfants - D'Ignazio-Martin 2018]

Idées pour distinguer la droite et la gauche (extrait)

Retrouver dans ce chapitre de notre ouvrage d’autres conseils pratiques concernant l’espace :

  • les repères d’âge pour mieux situer son enfant
  • idées pour maîtriser les repères de base
  • idées pour s’entraîner à mieux percevoir l’espace
  • idées pour mieux s’adapter à l’espace
  • idées mieux se repérer dans l’espace
  • idées  en cas de difficulté persistante de distinction droite/gauche
  • idées faciliter la prise d’information visuelle sur un document
  • Comprendre la dyspraxie visuo-spatiale

Référence bibliographique

Held, R., & Hein, A. (1963). Movement-produces stimulation in te development of visually guided behavior. Journal of Coparative and Physiological Psychology, 56(5), 872-876

En savoir plus

Sur la spécificité du bilan psychomoteur : http://www.psychomotricien-liberal.com/bilan-psychomoteur/#bilanpsychomoteur

La motricité fine en psychomotricité

La motricité fine – Soubassements et composantes

Extrait du livre « 100 idées pour développer la psychomotricité des enfants »

Généralement, la motricité fine est assimilée à la motricité manuelle et digitale, faisant référence à la capacité de manipulation de petits objets, en utilisant la main et les doigts. Mais la motricité fine peut également concerner la motricité oculaire (contrôle des muscles des yeux), la motricité oculo-manuelle (coordination entre l’œil et la main) ainsi que la motricité faciale (contrôle des muscles du visage).

Tout en assurant une multitude de fonctions variées telles que la discrimination tactile, l’alimentation, l’hygiène corporelle, les gestes symboliques…, la motricité manuelle et digitale assure un rôle déterminant dans la mise en place des apprentissages, notamment par l’utilisation fonctionnelle d’outils (stylo, ciseaux, règle, équerre, gomme, boutons, couverts, lacets…); son usage étant permanent à l’école (dessiner, découper, souligner, écrire…).

Les repères d’âges des acquisitions progressives de la motricité fine manuelle suivent les lois de la maturation neurologique du tonus.


L’équipement préalable de la motricité manuelle

L’efficience de la motricité manuelle et digitale est « sous contrôle » de différents soubassements :

  • contrôle visuel : perception visuelle efficace et guidage du regard sur la réalisation des mains et des doigts
  • contrôle tactile : prise d’information efficace par le toucher de la forme et la texture de l’objet manipulé
  • contrôle tonique : juste répartition de la force musculaire durant l’exécution de la tâche. À noter que les aspects tonico-émotionnels peuvent interférer (anxiété de performance, crispations, tremblements éventuels…)
  • contrôle attentionnel : maintien de l’attention sur l’activité jusqu’à son accomplissement
  • contrôle moteur : ajustement aux contraintes de l’environnement (force adaptée, respect des consignes, adaptation au matériel, etc.).
La Motricité Fine - Modélisation de l'équipement préalable [D'Ignazio-Martin-100 idées pour developper la psychomotricité]

L’approche psychomotrice considère également toujours en toile de fond la motivation, l’attrait et le plaisir comme des leviers tout aussi importants, soutenant l’action effectuée.

 

Les différentes composantes de la motricité manuelle

Tout en gardant à l’esprit l’équipement de base précédemment illustré, distinguons à présent différentes composantes de la motricité fine dans son exécution à l’aide d’une modélisation visuelle.

La Motricité Fine - Modélisation des composantes [D'Ignazio-Martin-100 idées pour developper la psychomotricité]

Cette modélisation nous parait pertinente car elle permet au psychomotricien de cibler plus particulièrement telle ou telle composante au moyen d’exercices spécifiques,  toujours dans une cadre ludique et valorisant pour l’enfant.

Quelques exercices pour renforcer la motricité digitale

 

Retrouver la suite dans notre ouvrage proposant d’autres conseils pratiques concernant la motricité fine :

  • Les signes d’alerte
  • Les exercices pour travailler les autres aspects de la motricité fine (motricité faciale, oculomotricité, motricité oculomanuelle)
  • Que faire en cas de troubles de la motricité fine ?

Pour aller plus loin :

Albaret, J.-M., Soppelsa, R. (1999). Précis de rééducation de la motricité manuelle. Marseille : Solal.

Case-Smith, J. et O’Brien, J. C. (2015). Occupational Therapy for Children and Adolescents. Seventh Edition. St. Louis : Elsevier Mosby.

Ferland, F. (2014). Le développement de l’enfant au quotidien. De 0 à 6 ans. Montréal : Éditions du CHU Sainte-Justine.

La chaîne YouTube francophone de Josiane Caron Santha regorge de bons conseils sur le sujet.

 

100 idées pour développer la psychomotricité des enfants (livre)

Résumé

 

Sommaire et préfaces

 

[100 idées] Sommaire & Préfaces

Extraits

 

Commander

 

Avis de psychomotriciens

100 idées pour développer la psychomotricité des enfants – D’IGNAZIO A. & MARTIN J.

Chronique d’un Youtuber

 

En savoir plus 

Qu’est-ce que la psychomotricité ? : http://www.psychomotricien-liberal.com/#qu-est-ce-que-la-psychomotricite

La spécificité du bilan psychomoteur : http://www.psychomotricien-liberal.com/bilan-psychomoteur/

Les éditions Tom Pousse :  https://tompousse.fr

La difficulté pour couper les ongles de son enfant autiste / TSA

Couper les ongles de son enfant autiste ? Parfois un vrai défi…

Bien entendu, il n’existe (malheureusement) pas de procédure « miracle », applicable à tous les enfants autistes… Il convient néanmoins de considérer les différents aspects pratiques qui interviennent dans l’action de couper les ongles afin de tenter d’expérimenter, tester et généraliser des astuces susceptibles de fonctionner… parfois ! En effet, raccourcir les ongles (ou les cheveux) n’est pas une pratique si anodine qu’elle n’y parait car il s’agit bel et bien d’ôter une « petite partie du corps », dans un contexte souvent inconfortable pour les personnes avec autisme (proximité avec l’autre, immobilité contrainte…).

Plusieurs aspects à considérer :

  • L’aspect matériel : La coupe aux ciseaux peut être mieux supportée que le coupe-ongles. De plus, couper les ongles en sortant du bain (voir même dedans) est à privilégier car permettant une coupe plus aisée. Pour certaine famille, le port d’une veste ou d’une couverture lestée lors du rituel de coupage des ongles a pu permettre d’aider l’enfant à se « poser » lors de ce moment si sensible.
  • L’aspect sensoriel :

-au niveau tactile : En cas d’hypersensibilité tactile (seuil de tolérance particulièrement bas, entrainant des réactions d’évitement au toucher), nous essaierons de « préparer » les récepteurs cutanés (pressions profondes au niveau de la pulpe des doigts, brossages tactiles…) avant de les stimuler directement lors de la coupe.

brossage tactile psychomotricien vêtement TSA

-au niveau auditif :  En cas d’hypersensibilité auditive (seuil de tolérance particulièrement bas, entrainant des réactions d’évitement à certains bruits du quotidien), nous retrouvons la préférence des ciseaux au coupe-ongles (car moins bruyants) et la coupe à la sortie du bain (car les ongles sont plus mous). Il est également possible de proposer un environnement sonore agréable (écoute musicale…) voir un casque anti-bruit.

En dernier recours, certains familles ne peuvent procéder à la coupe des ongles uniquement lorsque l’enfant est endormi…

  • L’aspect « prévisibilité » : Nous conseillons d’intégrer la coupe des ongles dans un rituel (anticipé idéalement via un calendrier visuel), inscrit dans une même succession d’événements (exemples : une fois par semaine ; après le bain ; par la même personne ; durant une comptine ; suivi du même renforçateur particulièrement agréable, etc.).
  • L’aspect « motivationnel » : Pour soutenir cette séquence, les principes des méthodes d’éducation structurée (type ABA…) visant l’émergence et le maintien d’un comportement adapté peuvent s’appliquer à ce contexte. Par exemple en commençant par fournir un renforçateur pour chaque ongle coupé, puis un peu plus tard pour chaque main « complétée », pour finir par renforcer uniquement l’ensemble de la séquence. Selon le niveau de compréhension de la personne, les systèmes d’économie de jetons peuvent également s’appliquer.

 

  • L’aspect attentionnel : Selon les centres d’intérêt de l’enfant, détourner son attention peut être utile pour qu’il se focalise moins sur l’action anxiogène (écoute musicale, boule lumineuse, projections murales, tablette tactile…).

 

  • L’aspect ludique et pédagogique : Ne pas hésiter à se couper les ongles devant l’enfant, jouer à couper les ongles d’une poupée, « faire semblant », regarder des vidéos pédagogiques (Youtube…) afin qu’il puisse identifier au mieux l’action qu’on attend de lui, prendre de la distance par rapport à celle -ci et pourquoi pas user de ses facultés d’imitation.
  • L’aspect somatique (sommeil, douleur…) et l’ « humeur » du jour rentrent inévitablement en jeu lors de toutes pratiques et activités pouvant être anxiogènes pour les enfants avec TSA. Choisir donc un moment relativement « serein » pour l’enfant.

 

Ces astuces pédagogiques ne sont pas l’apanage de professionnels en particulier. Il est évident que les parents sont concernés au premier plan. Les éducateurs(-rices) et encadrant(-e)s du quotidien peuvent également y être confrontés. Les ergothérapeutes sont directement formés pour agir sur les activités réalisées en milieu écologique tout en proposant des adaptations si nécessaire. Les psychomotriciens apportent également leur point de vue compte tenu de leurs connaissances de certains  aspects sous-jacents (les aspects sensoriels, le travail de réassurance au niveau du corps, l’intégration du schéma corporel…) et de leurs formations complémentaires auprès des enfants/adultes présentant un Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA).

 

Bon courage !

Aurélien D’Ignazio, psychomotricien.

 

Pour aller plus loin :

Au sujet de l’hypersensibilité : http://www.psychomotricien-liberal.com/2017/09/10/hypersensibilite…me-hypersensible/

Au sujet du bilan psychomoteur pour enfant TSA : http://www.psychomotricien-liberal.com/indications/#autisme

Au sujet des recommandations HAS : https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_953959/fr/autisme-et-autres-troubles-envahissants-du-developpement-interventions-educatives-et-therapeutiques-coordonnees-chez-l-enfant-et-l-adolescent

Les différentes classifications de l’autisme

De l’ « autisme de Kanner » au « TSA » en passant par les « TED »…

Récapituler les différentes catégories diagnostiques de l’autisme au sein d’un tableau synthétique peut présenter un intérêt : pour le parent ou le professionnel désireux de savoir rapidement sur quelle classification – et époque – s’appui un diagnostic ; pour pendre connaissance de l’évolution nosographique des appellations ayant pu faire référence historiquement à l’autisme de près ou de loin ; pour actualiser son vocabulaire.

Les principales classifications

Actuellement, il est explicitement recommandé (rapports HAS, 2012) d’utiliser les terminologies employées par les classifications internationales (DSM V, CIM 10). Cette rigueur permet notamment d’homogénéiser la formulation des diagnostics donnés aux parents et faciliter les travaux de recherche. Nous ferons allusion aux 3 classifications suivantes :

  • la CIM : Classification Internationale des Maladies, publiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Version actuelle : la CIM-10.
  • le DSM : « Diagnostic and Statistical Manual of mental disorders » ;  manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le plus utilisé en psychiatrie, créé par l’American Psychiatrie Association (APA). Version actuelle : le DSM V.

Le système DSM, propose dès les années 80 des nomenclatures classifiées et standardisées, instaurant notamment des critères diagnostiques explicites, l’adoption d’une approche athéorique pour un recours à des critères plus objectifs et dès la 4ème version, la revue complète et systématique de la littérature, l’analyse des données déjà collectées sur des points de controverse et des larges études sur le terrain.

  • la CFTMEA : Classification Française des Troubles Mentaux de l’Enfant et de l’Adolescent ; établi sous la direction du Pr. Roger Misès.

Contrairement au DSM qui définit des entités fixes, strictement exclusives les unes des autres, la classification française vise à identifier des organisations psychopathologiques, susceptibles d’évoluer et de se transformer. Ses partisans soutiennent pouvoir prendre en compte des repères à la fois catégoriels et dimensionnels. Elle repose principalement sur des repères théoriques psychodynamiques.

La CFTMEA se démarque ainsi par sa volonté de conserver les spécificités de la pédopsychiatrie française.  Une correspondance avec la Classification Internationale des Maladies (CIM 10) est néanmoins requise. Cependant, cette correspondance n’est pas absolue, en particulier dans le cas de l’autisme, encore mêlé à la catégorie des Psychoses, ce qui est très controversé. Cette vision est en effet considérée comme obsolète aux yeux des recommandations, l’origine neurodéveloppementale des troubles autistiques étant actuellement la plus étayée scientifiquement. La CFTMEA n’est plus représentative au niveau des publications internationales et des recherches épidémiologiques.

Tableau de synthèse des classifications

Nous ne traiterons pas ici la description des critères diagnostiques ni de leur pertinence clinique. Nous ne mentionnerons que les catégories principales pour chaque classification ainsi que les sous-catégories s’y rapportant (cliquer sur la bibliothèque) :

classification Autiste/TED/TSA

Tableau récapitulatif des classifications

À retenir

Au regard des repères chronologiques exposés dans ce tableau, nous relevons différents éléments : L’association entre psychose et autisme (CFTMEA, 1988) date de plus de 20 ans et son abandon des nomenclatures internationales rend désuet certaines sous-catégories telles que les « dysharmonies psychotiques » par exemple. Le basculement de l’appellation du Trouble Envahissant du Développement (TED) vers celle du TSA  (traduit initialement par Trouble du Spectre Autistique à la sorti du DSM V en 2013 puis par Trouble du Spectre de l’Autisme dans sa traduction française officielle en 2015) rend compte de l’hétérogénéité phénotypique et du continuum existant au sein de la diversité des personnes avec autisme. Malgré que la CIM fasse habituellement autorité à l’internationale, le DSM V est le plus récent (en attendant la CIM 11, à l’étude depuis juin 2018) ce qui explique pourquoi l’appellation « TED » (DSM 3-R ; CIM 10) soit encore souvent évoquée malgré le consensus actuel pour parler de « TSA ».  Le diagnostic de syndrome d’Asperger disparait du DSM V, se retrouvant inclus dans les TSA. Nous parlons à présent plus couramment d’autiste de haut niveau (high-functioning autism). Enfin, du DSM-3 au DSM-5 les critères concernant l’autisme ne font que s’élargir, incluant de ce fait davantage d’individus dans le spectre de l’autisme, ce qui constitue un des arguments explicatifs au vue de l’augmentation de la prévalence de l’autisme.

Classification TSA DSM V

Aurélien D’Ignazio, psychomotricien.

Références Bibliographiques

American Psychiatric Association (1980), dsm-iii. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (third edition), trad. franç., (1983); dsm-iii-r (third edition revised), (1987), trad. franç., (1990); dsm-iv (fourth edition), (1994), trad. franç., Paris, Masson, (1995); DSM-5 (fifth edition), (2013).

Barthélémy et coll (2011). Supprt de cours : Autisme(s) : évolution nosapgraphique. Vers le DSM-V.

Bursztejn, Raynaud, Misés. (2011). Autisme, psychose précoce, troubles envahissants du développement. Annales Médico-Psychologiques, Revue Psychiatrique, Elsevier Masson, 2011,

CFTMEA (1987). Classification Française des Troubles Mentaux de l’Enfant et de l’Adolescent. Version Révisée (2012).

CIM (1993). Classification internationale des troubles mentaux et des troubles du comportement, oms, éd. franç., Paris, Masson.

Hochmann (2009). Rencontre avec Jacques Hochmann. Autisme : deux siècles de polémiques.Sciences Humaines, 206, p.29, Juillet 2009.

Hochmann, J. (2010). Histoire et actualité du concept de psychose de l’enfant. L’information psychiatrique, volume 86,(3), 227-235. doi:10.3917/inpsy.8603.0227.

Kanner (1943). « Autistic disturbances of affective contact » Nervous Child, 1943, 2, 217- 250

Misès (1997). Parents et professionnels devant l’autisme.

Recommandations HAS (Mars 2012)https://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_953959/fr/autisme-et-autres-troubles-envahissants-du-developpement-interventions-educatives-et-therapeutiques-coordonnees-chez-l-enfant-et-l-adolescent

 

Pour aller plus loin

Réflexion sur les nouveaux critères diagnostics du DSM V : http://proaidautisme.org/wp-content/uploads/2014/04/Changes_to_DSM5_FR.pdf

Infographie sur les différences entre DSM IV et DSM V : http://spectredelautisme.com/trouble-du-spectre-de-l-autisme-tsa/Manuel-diagnostique-et-statistique-des-troubles-mentaux-dsm/

Infographie sur les niveaux de sévérité des TSA selon le DSM V : http://spectredelautisme.com/data/documents/Affiche-Niveaux-de-severite-en-autisme-TSA.pdf

Témoignage MotriciQuest

L’application web MotriciQuest

Pour la jeune génération de psychomotriciens évoluant dans un environnement « tout numérique », une solution comme MotriciQuest semble être une évidence.

Il est moins aisé pour les habitués de la feuille, du crayon, des tableaux de conversions, des calculs d’écarts-types et autres réjouissances quotidiennes des bilans psychomoteurs, d’estomper nos habitudes de cotation et de rédaction… MotriciQuest nous propose néanmoins tous les outils pour nous faciliter cette transition et nous en faire apprécier la plus-value.

Un des premier avantage est de pouvoir centraliser au même endroit, de façon sécurisée et toujours à porté de tablette main les différentes informations qui ont la fâcheuse tendance de se disperser en format papier (l’anamnèse complète, le bilan initial, les bilans complémentaires, les notes de séances accompagnées des objectifs, toutes les informations administratives concernant la famille et même le suivi des paiements).

 

 

Nous évoluons par la suite dans les onglets de manière assez intuitive et la navigation est fluide. Disposer d’une connexion internet est indispensable avec l’alternative de pouvoir profiter du partage de connexion de son smartphone en cas d’absence de réseau.

Il apparait nécessaire dans un premier temps de se créer quelques « patients virtuels » afin de se familiariser avec les options proposées et de faire ses premières tentatives de passation.

La testothèque est impressionnante et ne cesse de s’enrichir.

Brunet-Lézine révisé, BHK, Batterie d’évaluations des fonctions neuro-psychomotrices de l’enfant, EMG, la figure complexe de Rey, A et B, Charlop-Atwell, dessin du bonhomme, Test de Stroop, EGP, Test de développement de la perception visuelle, M ABC 2, Structures rythmiques de Mira Stambak, D2, Echelle de développement psychomoteur de Lincoln-Oseretsky, Mini mental state evaluation…

Raccourci intéressant, l’application pré-sélectionne automatiquement les tests qui correspondent à la tranche d’âge du patient. Lors de la rédaction en elle-même, MotriciQuest propose à chaque fois des trames et autres dispositions pré-établies pour faciliter la rédaction et optimiser le temps de celui qui s’en saisira.Tout est suggéré sans être imposé pour autant.

MotricitéQuest ne se substitut en rien à l’achat des tests originaux et les consignes et protocoles de passation sont donc naturellement absents. En revanche, celui qui dispose des manuels se rend compte de la multitude d’informations  « rentrée » dans le logiciel  pour nous faciliter la tache et soulager notre mémoire de travail par la même occasion ! (les données quantitatives prêtes à être cochées, des mini-chronomètres intégrées pour certaines épreuves, le champ pour les remarques qualitatives toujours présent en toile de fond, etc.). L’équipe est d’ailleurs très réactive à la moindre amélioration ergonomique que nous pourrions lui soumettre à l’usage.

Par exemple, lors du test des Reproduction Rythmiques de Mira Stambak, chaque structure est représentée visuellement et « jouable » si nécessaire, le vice étant poussé jusqu’à nous permettre de choisir le type de son que l’on souhaite pouvoir faire écouter au patient.

 

Une multitude de petits détails de ce genre est présente un peu partout !

Et quel plaisir de voir s’afficher instantanément les représentations graphiques des écarts-types et autres rangs percentiles, faisant plutôt bonne impression une fois insérés dans la rédaction !

 

Même si nous pouvons constater pour certains test que la cotation sur papier ne prend pas beaucoup plus de temps qu’une conversion numérique et que la vérification des données dans nos bons vieux tableaux peut avoir tendance à nous rassurer (on ne se refait pas…),  de tels outils ont le mérite d’exister et laisser sous entendre que nos techniques d’évaluation peuvent s’inscrire dans notre époque.

Nous attendons également beaucoup des nouvelles technologies pour faciliter la récolte de données et d’informations quantitatives dans un éventuel cadre de recherche. En effet, MotriciQuest peut permettre de partager des données anonymisées directement avec des chercheurs (avec le consentement du patient bien entendu) et ainsi contribuer à participerez à l’évolution et à la création de nouvelles connaissances en psychomotricité (nouveaux tests, nouveaux étalonnages…).

A essayer !    https://motriciquest.mindmetric.fr

 

 

Exercice psychomoteur – le jeu « mnémo-moteur »

Exercice psychomoteur – le jeu « mnémo-moteur »

Nous décrivons un exercice psychomoteur que nous utilisons pour travailler sur les fonctions exécutives (incluant la planification, la flexibilité mentale ainsi que l’inhibition motrice) en association avec la motricité.

Dans le cadre de la prise en charge psychomotrice des troubles des apprentissages en cabinet libéral, nous considérons particulièrement interessant de cibler l’organisation praxique conjointement à une composante attentionnelle.

Matériel nécessaire : un tableau Velleda et au moins 4 couleurs ou une impression en couleurs des quelques planches proposées ci-dessous (l’ensemble pouvant être remplacé par la présentation des images sur tablette tactile).

Proposer ce petit dispositif apparaît pertinent à partir de 9 ans (sans déficience intellectuelle) compte tenu de sa complexité relative mais peut tout à fait se décliner jusqu’à l’âge adulte selon l’indication.

 

1) L’apprentissage du code

L’exercice débute par l’apprentissage d’un code simple :

pastille rouge : taper une fois dans ses mains

pastille bleue : taper une fois du pied sur le sol

pastille jaune : croiser les bras sur sa poitrine 

pastille verte : poser la main (éventuellement le coude) sur le genoux opposé

 

Rappel du code

 

Son apprentissage peut être facilité par le démonstration du psychomotricien. Dans un premier temps, le rappel du code peut tout à fait rester à vue (sur le tableau par exemple).

 

2) Tester le code

Après vérification de la compréhension et de l’intégration du code, nous demandons la réalisation d’une séquence enchainée.

 

1ère séquence de test

 

 

3) Effectuer une partition

Si l’étape précédente est validée, nous pouvons tenter l’exécution d’une « partition » plus importante (spontanément de gauche à droite) :

une « partition » complète

 

Pour effectuer l’exercice plusieurs fois sans effet d’apprentissage et sans la nécessité d’avoir un support supplémentaire, il est pratique de demander ensuite des réalisations  en partant de la fin, ou en colonne de haut en bas ou encore de bas en haut

 

4) Variantes

Cette exercice psychomoteur permet différentes variantes selon l’objectif visé :

  • Pour renforcer plus particulièrement la mémoire kinesthésique : estomper l’aide visuelle.
  • Pour renforcer plus particulièrement l’inhibition motrice : après automatisation du code, effectuer une modification dans l’attribution des mouvements (par exemple la pastille rouge devient « croise les bas » et la jaune « taper dans sa main » ou plus simplement :  « ne plus rien faire sur la pastille bleue »). Le contrôle de l’impulsivité par les mécanismes inhibiteurs sera alors accentué.
  • Pour renforcer plus particulièrement la mémoire de travail visuelle ainsi que la planification : montrer des séquences de 3 pastilles, puis les cacher avant réalisation.
  • Pour renforcer plus particulièrement l’attention soutenue : allonger le contenu de la partition.
  • Pour renforcer plus particulièrement l’adaptation rythmique : demande à l’enfant d’exécuter chaque mouvement au rythme d’un métronome (pour information, je propose une vitesse de 65 pulsations/minutes pour un enfant de 14 ans).
  • Pour renforcer plus particulièrement la créativité : le patient personnalise lui-même ses 4 actions.

5) Aspects Cliniques

Nous avons la possibilité de repérer si les difficultés proviennent plus manifestement d’un trouble praxique (mauvaise réalisation motrice, difficulté d’automatisation…) que d’un trouble des fonctions exécutives (attention fragile, impulsivité…).

A ce sujet il est intéressant d’être attentif aux étapes et stratégies que l’enfant ou l’adulte met en place jusqu’à parvenir jusqu’à l’automatisation du code.

La complexité du premier abord sera rapidement remplacée par la satisfaction d’y parvenir !

Si la mémorisation du code est trop complexe sans l’aide visuelle, il est possible de donner des images mentales pour suppléer à une faible mémoire visuelle de travail par une association d’idées. Par exemple : taper dans ses mains pour écraser la tomate (pastille rouge-frappe des mains) ; taper du pied dans la flaque d’eau (pastille bleu-taper du pied), etc.

La partition réalisée (sans trop de temps de latence…) donnera l’impression d’une séquence rythmique agréable à entendre et son accomplissement peut réellement valoriser l’exécutant.

Enfin, nous précisons enfin que le code est tout à fait réalisable en position assise auprès de personnes âgées ou à mobilité réduite par exemple.

 

Bonne pratique !

N’hésitez-pas à nous faire des retours sur cet exercice psychomoteur en commentaires.

Aurélien D’Ignazio et Juliette Martin

 

Supports à télécharger (pdf)

Le planche « code » 

La planche « partition »

 

Divers

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