Vêtements et Autisme – Les difficultés rencontrées avec les vêtements

Le comportement des personnes avec autisme à l’égard de leurs vêtements peut être particulier sous différentes formes : opposition au moment de l’habillage, manipulation excessive du tissu (déchirement, « entortillement »), déshabillage compulsif… Nous apporterons une réflexion sous différents angles (pouvant être complémentaires) afin de nuancer l’analyse de ces comportements atypiques et d’essayer d’y trouver des pistes d’amélioration selon les cas de figure.

  1. La résistance aux changement et les vêtements
  2. L’hypersensibilité tactile et les vêtements
  3. L’hyposensibilité tactile et les vêtements
  4. L’hyposensibilité olfactive et les vêtements
  5. Réflexion sur la sensation d’ « enveloppe corporelle »  (sur une base de physiologie et de témoignages d’autistes de haut niveau)

 

La résistance aux changement et les vêtements

Un des critères diagnostics du DSM V inclut « l’attachement excessif à des routines, modèles de comportement verbal et non verbal ritualisés ou résistance excessive au changement » (APA, 2013). Ce manque de flexibilité cognitive et d’adaptation à la nouveauté, bien identifié chez les personnes TSA,  peut tout à fait s’appliquer à l’habillage.

Exemples de comportements observables : refus catégorique à la nouveauté vestimentaire, volonté de toujours porter les mêmes habits…

En effet, modifier la couleur, la texture, le modèle ou autres éléments constitutifs de la routine de l’habillage sont autant d’informations nouvelles à appréhender, pouvant entrainer un blocage chez la personne avec TSA préférant maintenir des repères stables dans son environnement.

 

vêtement autisme psychomotricité

 

Pistes à adapter selon le niveau d’âge et de compréhension de la personne : introduction progressive de nouveaux vêtements (une seule nouveauté à la fois, si on modifie la couleur, on ne modifie pas le modèle, ou inversement ;  anticipation par présentation visuelle des différentes tenues de la semaine ; mise en place de programme éducatif visant l’augmentation de la motivation du port de chaque nouveau vêtement par système de renforcement…).

Outre la résistance au changement d’un habit, nous relevons que chez les personnes présentant une forme de rigidité au niveau cognitif, le besoin de maitrise de l’environnement peut s’observer sous différentes autres formes :  ne supporte pas qu’un cordon dépasse, évite de faire des plis, exiger que les lacets soient toujours noués de la même façon, exerce des rituels de vérification, ne se sépare jamais de ses affaires, refuse que la famille ne jette ses anciens vêtements bien que trop petits ou déchirés…

 

L’hypersensibilité tactile et les vêtements

Du fait d’un seuil de tolérance plus bas que la moyenne, un faible niveau de stimulation lié au toucher est suffisant pour susciter des réactions comportementales indésirables (inconfort, irritabilité, évitement, retrait…). (Dunn, 2001)

Concrètement, l’enfant ou l’adulte autiste « hypersensible tactile » évite certaines sensations et n’est pas toujours en mesure de s’habituer au contact des vêtements sur sa peau.

Exemples de comportements observables : refuse de porter certains vêtements, montre une sensation d’inconfort (se gratte, se « tortille »), évite les manches courtes, ne supporte pas les cordons, arrache ses étiquettes, retourne son haut pour éviter les coutures, déchire certains vêtements, se déshabille de façon compulsive…

tsa vêtements hypersensible

 

Pistes à adapter selon le niveau d’âge et de compréhension de la personne :

  • action sur le matériel : Ôter les étiquettes, évitez certaines textures (par exemple les matières de type pull-over ou chandail), si nécessaire doubler les vêtements d’une texture plus tolérable, autoriser le port de la capuche, proposer des vêtements plus serrés qui limiterons les sensations de frottements… Dans certains cas, occuper les mains de la personne (objet sensoriel, fidget, balle anti-stress, hand spider, fidget…) peut permettre efficacement de détourner l’attention de la personne et diminuer les comportements problèmes.

    Garder en tête que l‘inconfort peut être majoré par la chaleur, la transpiration ainsi que l’état émotionnel de la journée.

    vêtement autisme psychomotricité hypersensibilitévêtement autisme psychomotricité hypersensibilité

 

 

  • action sur la personne : traitement de désensibilisation tactile (Wilbarger, 2002) visant une meilleure habituation, effectué par un professionnel formé (psychomotricien, ergothérapeute…) et pouvant être reproduit en milieu écologique par les parents sensibilisés.

 brossage tactile psychomotricien vêtement TSA

 

Dans le cas d’hypersensibilité tactile, nous serons également attentifs au fait qu’un vêtement bien supporté peut également avoir une fonction extrêmement efficace de protection contre les éléments extérieurs potentiellement intrusifs.

Exemples de comportements observables : s’emmitoufle dans sa capuche et/ou son col, refuse d’enlever son manteau, surajoute des couches de vêtements…

L’hyposensibilité tactile et les vêtements

Du fait d’un seuil de tolérance plus haut que la moyenne, un haut niveau de stimulation est nécessaire pour que les stimuli liés au toucher puissent être traités suffisamment efficacement par le système nerveux. Concrètement, l’enfant ou l’adulte « hyposensible tactile » est en recherche de sensations et peut avoir recours à des comportements d’auto-stimulation pour maintenir un niveau de stimulation nécessaire. (Dunn, 2001)

Exemples de comportements observables : entortille ses vêtements autour du corps, se remonte le pantalon très haut, serre sa ceinture à l’extrême, porte plusieurs chaussettes aux pieds, se « frotte » une partie de son vêtement sur sa peau,  donne l’impression de chercher à se « compresser » (s’enfouit sous des coussins ou des tapis, se plaque sur des surfaces solides…).

 

Pistes à adapter selon le niveau d’âge et de compréhension de la personne :

  • action sur le matériel : veston strappé, vêtements moulants (type pantalon d’équitation), t- shirt compressif, manches longues…

Voir l’article d’Autisme Diffusion sur les vêtements compressifs

gilet compression psychomotricité vêtements

 

Ces propositions de matériels ne constituent pas de contre-indication médicale en soi mais leur utilisation reste à l’heure actuelle encore relativement empirique et à adapter au mieux au rythme propre de l’enfant (et idéalement à son moyen de communication – verbal ou alternatif – afin qu’il puisse en manifester l’envie).

  • action sur la personne : apporter les stimulations nécessaires à l’équilibre sensori-moteur de la personne TSA :  il peut s’agir d’activités et de loisirs sollicitant les systèmes tactiles et proprioceptifs (comme la piscine pour la propriété de l’eau qui stimule la peau ainsi que par la pression des jets d’eau ; l’escalade pour les contraintes musculaires qu’elle entraine…) et/ou de dispositifs (pressions profondes, jeux de discrimination tactile…) mis en place par un professionnel. 

 

L’hyposensibilité olfactive et les vêtements

Du fait d’un seuil de tolérance plus haut que la moyenne, un haut niveau de stimulation est nécessaire pour que les stimuli liés aux odeurs puisse être traités efficacement par le système nerveux. Concrètement, l’enfant ou l’adulte « hyposensible olfactif » peut avoir recours à des sensations fortes pour maintenir un niveau de stimulation nécessaire.

L’olfaction intervient également dans l’activation de souvenirs et de la régulation émotionnelle. Elle peut jouer un rôle d’auto-apaisement et de rassurance.

Exemples de comportements observables : garder les mêmes vêtements très longtemps, refuser de les laver, uriner dans ses vêtements…

 

olfaction autisme hyposensibilité vêtements

 

Pistes à adapter selon le niveau d’âge et de compréhension de la personne :  rediriger vers des odeurs fortes mais socialement acceptables (parfum, matériel odorant toujours disponible sur soi en flacon ou petit coussin imbibé…), réaliser des jeux et/ou situations de discrimination olfactive (loto des odeurs…). Certaines familles nous ont rapporté que les changements de détergent étaient rapidement repérables par leur enfant pouvant y être sensible.

 

Réflexion sur la « sensation d’enveloppe » et les vêtements

N’y voyez pas là une conception théorique obscure !  mais une « image » pour une meilleure compréhension d’une réalité physiologique et étayée sur le témoignages de certains autistes de haut niveau.

Il est habituel de citer le témoignage de Temple Grandin et de sa fameuse « Fracturing Perception » (Grandin, 1994) illustrant la défaillance de cette « sensation d’enveloppe » que peuvent vivre certains autistes et l’anxiété pouvant s’y rapporter.

L., jeune fille de 25 ans et autiste de haut niveau me décrit qu’elle « perd le sentiment d’avoir une enveloppe corporelle plusieurs fois dans la journée« . Elle remédie à cela par des brossages sensoriels réguliers et des exercices de contractions musculaires, lui permettant de maintenir plus sereinement la sensation des limites de son corps.

 

vêtements limites corporelles TSA

 

La conscience de la limite entre l’intérieur et l’extérieur de notre corps, s’établit notamment au moyen de récepteurs cutanés (provenant de la peau) et proprioceptifs (provenant des muscles, tendons et articulations) qui informent en permanence le système nerveux  (sensation de toucher ou d’être touché, de pression, de chaleur, de douleur, de solidité…), permettant cette représentation des « limites du corps ».

Ainsi, tout en se protégeant de toute interprétation théorique « toute faite » et hasardeuse, il est parfois  possible de considérer certains comportements en rapport avec le vêtement comme un moyen de maintenir une « sensation d’enveloppe » par l’enveloppe odorante qu’il procure (le parfum habituel qui en est imprégné, la forte odeur qu’il finit par dégager…) ou encore par l’enveloppe tactile qu’il entraine (l’effet de compression, la sensation d’être contenu, la protection éventuelle contre les stimuli extérieurs…).

En plus de renforcer les habiletés motrices, le psychomotricien formé est en mesure d’effectuer des traitements spécifiques d’intégration sensorielle (Gorgy, 2013), susceptibles de renforcer la sensation des limites corporelles chez les personnes autistes (percussions osseuses, pressions profondes, proposition de couverture lestée...). Le bien-être, l’apaisement et l’abaissement du niveau d’activité sont également visés par ce genre de dispositif. Psychomotriciens et ergothérapeutes peuvent également conseiller des programmes sensoriels et aménagements à réaliser à la maison.

 

psychomotricite enveloppes limites corporelles vêtements

Toute la difficulté éducative vis-à-vis des vêtements étant de trouver le juste équilibre entre ce qui relève du « socialement adapté » tout en respectant au mieux les besoins « psycho-corporels » de la personne. Aménagements et compromis sont alors à imaginer et à tester tout en s’adaptant aux singularités de chacun.

 

Aurélien D’Ignazio, Psychomotricien.

Bibliographie

Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (2013) ou Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux – Association Américaine de Psychiatrie (APA).

Dunn, W. (2001). The Sensations of Everyday Life: Empirical, Theoretical, and Pragmatic Considerations.The American Journal of Occupational Therapy, 55(6), 608-620.

Gorgy O. (2013).  Intégration sensorielle : concept et application en psychomotricité auprès de l’enfant avec autisme. In J Perrin, T Maffre (Eds.), Autisme et psychomotricité (pp.403-424). Bruxelles : De Boeck-Solal.

Wilbarger, J. & Wilbarger, P. (2002). Wilbarger approach to treating sensory defensiveness and clinical application of the sensory diet. Sections in alternative and complementary programs for intervention, In Bundy, A.C., Murray, E.A., & Lane, S. (Eds.). Sensory Integration: Theory and Practice, 2nd Ed. F.A. Davis, Philadelphia, PA.

 

Informations complémentaires :

– Stratégie d’habillage proposée par le site « deux-minutes-pour… »  en vidéohttps://deux-minutes-pour.org/video/jaide-emy-a-shabiller/ ainsi qu’en PDF :  https://deux-minutes-pour.org/admin/wp-content/uploads/2018/02/jaide-emy-a-shabiller-pdf.pdf

Guide de l’ANEPEI sur les comportements problèmeshttp://www.unapei.org/IMG/pdf/unapei-guideautisme_dossier7.pdf

Recommandations de bonnes pratiques (2012) : https://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/2012-03/recommandations_autisme_ted_enfant_adolescent_interventions.pdf

– La modélisation du bonhomme hypersensible http://www.psychomotricien-liberal.com/2017/09/10/hypersensibilite-bonhomme-hypersensible/

Matériel sensoriel : Hoptoys (https://www.hoptoys.fr/particularites-sensorielles-comment-l-aider–c-2443.html) ; Page Facebook sur les couvertures lestées personnaliséeshttps://www.facebook.com/Les-couvertures-lestées-personnalisées-1739476599711896/

Formations en Intégration Sensorielle ouvertes aux psychomotriciens et/ou aux familles :

Olivier Gorgy, psychomotricien : www.sensoted.fr &  http://www.psychomotricien-liberal.com/2017/06/28/formation-integration-sensorielle-o-gorgy/

L’AFREE : http://www.afree.asso.fr/wp/wp-content/uploads/2015/02/Prog-Ttt-sensoriel-18.pdf

Formation SuperVision : http://www.formavision-autisme.com/theme_formation/sensorialite-et-trouble-du-spectre-autistique/

EDI Formation : http://ediformation.fr/downloads/devis%202018/F26-2018.pdf

Agir sur l’hypersensibilité – « Le Bonhomme Hypersensible »

Nous proposons une représentation imagée des systèmes sensoriels pouvant être touchés par l’hypersensibilité, associée à quelques dispositifs de protection et de traitements :  le « Bonhomme Hypersensible ». Cet outil, présenté en fin d’article, s’appuie sur le modèle conceptuel de lʼintégration sensorielle (Jean Ayres, 1960, 1975).

Le concept d’Intégration Sensorielle

Le concept d’intégration sensorielle, issu de la neurophysiologie, apporte des outils de compréhension des causes du fonctionnement comportemental des enfants et adultes diagnostiqués TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) ; Jean Ayres s’étant initialement intéressée aux difficultés d’apprentissage des enfants présentant des troubles sensoriels. Malgré la difficulté de validation des travaux sur ce thème, l’intégration sensorielle apparait comme une alternative très employée au sein des programmes thérapeutiques aux Etats-Unis (Gorgy, 2013) ainsi qu’en Australie et au Canada (Brown, Rodge & al., 2005).

L’intégration sensorielle a pour but de percevoir et intégrer toutes les modalités sensorielles de façon cohérente et pour fonction de permettre des réponses comportementales adaptées.

Le terme d’intégration sensorielle désigne à la fois un modèle théorique (une fonction du système nerveux central), un trouble (une dysfonction de la modulation sensorielle) et une thérapeutique (méthode d’intervention, programmes et traitements associés) (Perrin, et al., 2013).  De nombreuses appellations du trouble, présentes dans la littérature, renvoient à des concepts sensiblement similaires :  trouble du traitement de l’information sensorielle (Sensory Processing Disorder), altérations sensorielles et perceptives, dysfonctionnement sensoriel, perturbation de la modulation sensorielle, perturbation du traitement de l’information…  (Bogdashina, 2013, p. 186).

Dunn (1997) ajoute une compréhension neurophysiologique à ce modèle, décrivant l’interaction entre les réponses neuronales aux stimulations du quotidien et les réactions comportementales qui en découlent. Elle évoque le « Profil Sensoriel » de l’enfant. Nous ne rentrerons pas ici dans le détails des différents systèmes neuro-sensoriels et récepteurs physiologiques.

Temple Grandin rappele qu’« environ neuf personnes avec autisme sur dix souffrent d’un ou plusieurs troubles sensoriels » (Grandin & Panek, 2014, p. 85). Le taux de prévalence des désordres sensoriels auprès des personnes avec autisme (TSA) varie de 30% à 100% selon les études.

L’évaluation sensorielle est préconisée par les recommandations de la Haute Autorité de Santé (« évaluation spécifique des profils sensoriel et moteur par un ergothérapeute ou un psychomotricien » – HAS, 2018), évoquant également un travail nécessaire « d’atténuation » et « d’aménagement de l’environnement » (HAS et Anesm, 2012) dans les cas d’hypersensibilité, faisant partie des troubles sensoriels retrouvés fréquemment chez les personnes avec autisme, sous des formes (auditive, tactile, visuelle…) et des intensités variables.

L’intégration sensorielle est un domaine naturellement investit par les ergothérapeutes français, chez qui la pratique découle directement de celle des Occupationnal Therapist canadiens et américains à l’origine de cette approche. Néanmoins, les psychomotriciens travaillant auprès de personnes avec autisme se forment de plus en plus à cet outil d’intervention, les domaines de la sensorialité et de la motricité croisant également leur champ de compétence.

Comprendre l’hypersensibilité afin de l’atténuer

  • Sur un versant neurologique, le modèle théorique évoque des seuils neurologiques bas, susceptibles de déclencher une réponse neuronale par la moindre stimulation (un bruit, un contact, une lumière, un mouvement…).  Bogdashina (2013) évoque un « canal trop ouvert », trop d’informations arrivant au cerveau pour pouvoir être traitées efficacement.
  • Sur un versant comportemental, l’enfant se montre distractible, hyperréactif, prêtant attention au moindre stimulus qui se présente, ce qui interfère avec sa tâche en cours. Nous retrouvons également le profil d’enfant optant pour l‘évitement de sensations trop intrusives, voir insupportables pour lui  (se bouche les oreilles en cas d’hyperacousie ;  refuse le contact en cas d’hypersensibilité tactile ; évite certains déplacements en cas d’hypersensibilité vestibulaire, etc.)

Il est probable que les capacités d’habituation font défaut à l’enfant ou l’adulte présentant une hypersensibilité sensorielle.

L’habituation se traduit par le système nerveux comme la reconnaissance d’une sensation comme familière au point de ne plus mobiliser son attention sur elle. Sans habituation, l’enfant TSA est continuellement distrait par chaque nouveau stimulus comme la sensation des vêtements sur sa peau, le brouhaha dans une grande surface, etc. voir même la sensation de sa salive lorsqu’il déglutit. L’habituation apparait ainsi nécessaire à tout être humain pour maintenir son attention sur ce qu’il est en train de faire, mettant ainsi à distance les stimulations parasites non pertinentes.

L’hypersensibilité s’observe au quotidien par les conduites d’évitements et/ou de l’hyperréactivité de l’enfant face à certains stimuli, mais peut également s’objectiver plus finement, au regard d’une norme, au moyen de tests standardisés  comme le Profil Sensoriel de Dunn W. (1997) pour les enfants ou l’Echelle de Degenne C. « ESAA » (2014) pour les adultes (encore non commercialisée).

Outre le bénéfice de leur standardisation, ces outils constituent également de précieux guides structurés pour déterminer le ou les système(s) sensoriel(s) impacté(s) par l’hypersensibilité (tactile, visuel, auditif, gustatif, olfactif, proprioceptif, vestibulaire).

Quels moyens d’action auprès de la personne avec une hypersensibilité ?

Les mesures de protection 

Par souci de clarté, nous distinguerons les mesures de protection environnementale (E) des mesures de protection matérielle (M) et nous en mentionnerons quelques-unes à titre d’exemple. Elles ne sont donc absolument pas à considérer comme des règles strictes mais des propositions pouvant être testées, à titre empirique, dans une démarche d’observation et d’évaluation afin d’identifier celles qui pourraient impacter positivement le comportement de l’enfant (diminution de stéréotypies particulièrement envahissantesgain attentionnel…)

Le Guide de l’UNAPEI (page 18-19), rappel le principe des « salles de calme-retrait », permettant un espace hypostimulant, pouvant s’avérer bénéfique pour la personne hypersensible en cas de surstimulation.

Les mesures de renforcement : « protocoles », « programmes » , « traitements » sensoriels

La notion de « renforcement » implique que nous ne cherchons pas à « stimuler pour stimuler » (surtout pas !) mais proposer et aménager des afférences, expérimentations sensorielles et autres dispositifs conduits à une fréquence déterminée. Cela au regard des troubles de l’enfant et s’inscrivant dans une volonté d’objectifs ciblés tels qu’une désensibilisation (par des traitements visant l’habituation progressive et non intrusive), l’élargissement des centres d’intérêts,  l’abaissement du niveau d’activité (apaisement, bien-être) ainsi que l’amélioration comportementale et attentionnelle (si l’enfant est moins préoccupé par tout ce qu’il sent – ou cherche à ne pas sentir – alors nous misons sur le fait qu’il pourra davantage se concentrer sur ses apprentissages).

La notion de « programme » n’est pas habituelle en psychomotricité. Issue du pragmatisme de la culture outre-atlantique, elle évoque la mise en place de protocoles structurés, sans se substituer pour autant à la qualité relationnelle engagée par le cadre thérapeutique.

Ces programmes ou « traitements sensoriels » sont exercés par des professionnels paramédicaux formés à l’intégration sensorielle (psychomotricien, ergothérapeute, parfois orthophoniste). Les éducateurs et/ou familles sensibilisés voir supervisés apparaissent précieux dans cette prise en charge, la réalisation d’aménagements et de protocoles sensoriels au quotidien optimisant souvent les résultats.

Ces programmes visent souvent la mise en place d’un « régime sensoriel » (ou  » diet sensorielle », terme traduit quelque peu maladroitement, désignant l’ensemble de mesures prises autour de l’enfant/adulte, comprenant des mesures de protection, des dispositifs de renforcement ainsi que des ajustements matériels).

Enfin, nous précisons que ces protocoles de traitements sensoriels sont encore trop peu étayés scientifiquement ; cela en partie dû à l’hétérogénéité des troubles, des sujets, des protocoles et des méthodologies employés jusqu’à présent. Ils ont néanmoins le mérite de tenter d’apporter des réponses à certains troubles du quotidien (comportements-problèmes relevant d’un trouble de la modulation sensorielle), d’être pragmatiques dans leur application et non intrusifs.

  Le « Bonhomme Hypersensible »

Il s’agit d’un schéma récapitulatif et simplifié de mesures d’actions possibles (mesures de protection et de renforcement) pour chaque système sensoriel évoquant une hypersensibilité.

Nous précisons que tous les systèmes sensoriels sont rarement touchés à la fois chez une même personne par l’hypersensibilité et qu’il s’agit ici d’une représentation fictive globalisante. Enfin, l’élaboration des programmes sensoriels (détail, contenu, fréquence d’application, contre-indications éventuelles…) ne peut se réaliser qu’après évaluation préalable, tout en veillant à ne pas les appliquer « mécaniquement » sans prendre en considération les besoins spécifiques de la personne, l’intensité de ses troubles, ses autres difficultés sensorielles et/ou somatiques éventuellement associées (hyposensibilité, épilepsie…) ainsi que ses particularités de fonctionnement (niveau cognitif…).

Quelques mesures de renforcement sont mentionnées à titre d’exemple illustratif de nos dispositifs de traitements sensoriels.

modélisation hypersensibilité tactile enfant TSA autiste dunn intégration sensorielle

Nous précisons que les traitements somesthésiques (incluant les systèmes tactiles et proprioceptifs selon les auteurs) sont privilégiés la plupart du temps dans le cadre d’hyposensibilité (à l’inverse de l’hypersensibilité, la personne ayant alors besoin de davantage de sensations et stimulations pour atteindre les seuils neuronaux nécessaire au maintien de son équilibre sensori-moteur). Dans ce cas de figure, quelques-uns de nos outils utilisés pourrons faire l’objet d’un prochain article : mobilisations articulaires et brossages profonds inspirés du protocole Wilbarger, jeux toniques contre résistance, pressions profondes, vibreurs, port de vestes proprioceptives, de matériel lesté et/ou strappé

Aurélien D’Ignazio, psychomotricien D.E, Master en psychomotricité, formé en Intégration Sensorielle Niveau 3 (formateur Olivier Gorgy). 

Compléments d’information :

  • Formations en Intégration Sensorielle ouvertes aux psychomotriciens et/ou aux familles :

-Olivier Gorgy http://www.psychomotricien-liberal.com/2017/06/28/formation-integration-sensorielle-o-gorgy/

-L’AFREE http://www.afree.asso.fr/wp/wp-content/uploads/2015/02/Prog-Ttt-sensoriel-18.pdf

-Formation SuperVision : http://www.formavision-autisme.com/theme_formation/sensorialite-et-trouble-du-spectre-autistique/

  • Outils d’évaluation évoqués:

-la thèse de Claire Degenne comprenant la grille d’évaluation sensorielle pour adultes TSA  : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01037912/document

-le Profil Sensoriel de DUNN aux ECPA: https://www.ecpa.fr/psychologie-clinique/test.asp?id=1969

  • Études de cas avec méthodologie, menées par des psychomotriciens au moyen d’approches sensorielles  :

-A.SaitourJ.-M.Albaret (2017). Dimension proprioceptive et tactile de la conscience corporelle et action volontaire chez un enfant avec TSA : protocole à cas unique en rééducation psychomotrice

-Olivier Gorgy (2016). Publication Web – L’éveil sensoriel influence t’il le niveau d’activité cognitive de l’enfant autiste ?

Bibliographie :

Brunod, R. (2009). Les aspects sensoriels et moteurs dans l’autisme. Le Bulletin Scientifique de l’Arapi, 23, 11-17.

Bogdashina, O. (2013). Questions sensorielles et perceptives dans l’autisme et le syndrome d’Asperger. (I. Dufrenoy, & C. Mercanton, Trads.) AFD Editions.

Brown G. T., Rodger, S., Brown, A. & Roever, C. (2005). A comparison of Canadian and Australian paediatric occupational therapists. Occupational Therapy International, 12, 137-161.

D’Ignazio, A. (2016). Quels champs d’action du psychomotricien auprès d’enfants et adultes TSA.

Dunn, W. (1997). The Impact of Sensory Processing Abilities on the Daily Lives of Young Children and Their Families: A Conceptual Model. Infants and Young Children, 9(4), 23-25.

Dunn, W. (2001). The Sensations of Everyday Life: Empirical, Theoretical, and Pragmatic Considerations.The American Journal of Occupational Therapy, 55(6), 608-620.

Degenne-Richard, C. (2014). Evaluation de la symptomatologie sensorielle des personnes adultes avec autisme et incidence des particularités sensorielles sur l’émergence des troubles du comportement. Université René Descartes, Paris V: Psychologie.

Gorgy, O. (2013). Intégration sensorielle : concept et application en psychomotricité auprès de l’enfant avec autisme. In J Perrin, T Maffre (Eds.), Autisme et psychomotricité (pp.403-424). Bruxelles : De Boeck-Solal.

Grandin, T., & Panek, R. (2014). Dans le cerveau des autistes. (A. Botz, Trad.) Paris: Odile Jacob.

Miller, L. J., Anzalone, M. E., Lane, S. J., Cermak, S. A., & Osten, E. T. (2007). Concept Evolution in Sensory Integration: A Proposed Nosology for Diagnosis. The American Journal of Occupational Therapy, 61(2), 135-140.

Miller, L. J., & Fuller, D. A. (2007). Causes and Prevalence. Sensational kids: Hope and help for children with sensory processing disorder (SPD) (pp. 283-291). New York: Perigee Books.

 Perrin, J., Maffre, T. (2013). Autisme et psychomotricité. De Boeck Solal.

Centralisation d’affiches pédagogiques sur la psychomotricité

Infographie informative illustrant la répartition des psychomotriciens (2015), sur une initiative inter-syndicale, destinée à améliorer la reconnaissance de la profession en visant le grade Master. https://psychomotricienmaster.com

Affiche pédagogique réalisée par Lucile C.A (2016) en reprenant les secteurs d’activités et le décret d’actes des psychomotriciens.

Nous précisons que le grade Master (objet de cette infographie)  est ici formulé comme un souhait mais n’est pas (encore) d’actualité.

Le récapitulatif proposé par Hoptoys sur la profession (https://www.hoptoys.fr).

psychomotricien fiche métier

Les nombreuses créations d’affiches d’Audrey Pont (www.mapsychomotricite.com) énumérant les outils, les indications, le cursus….

Le travail et les outils du psychomotricien que fais le psychomotricien ? fiche métier - comment devenir psychomotricien ? les outils du psychomotriciena qui s'adresse la psychomotricité ?

 

Merci à Marie-Diane Ragu-Fazilleau pour cette réalisation très complète d’inspiration « mindmap » (Infos sur le collectif communic’actif de psychomotriciens dont elle fait partie).

pourquoi un psychomotricien ?

Patricia Vaupré présente son infographie traitant de la complémentarité professionnelle.


complémentarité professionnelle psychomotricien

Merci Marc Méhu (Ptit’Poinc pour les connaisseurs) pour celle-ci !

 

Comment travail le psychomotricien

 

Modélisation classique situant le soin psychomoteur au croisement de différents « regards » (issue de 100 idées pour développer la psychomotricité des enfants).

schéma soin psychomoteur psychomotricité action du psychomotricien écrire

Une affiche/infographie synthétisant les informations de différents blog (n’hésitez pas à me renseigner dans les commentaires si vous avez la source).

affiche décrivant la psychomotricité et la profession de psychomotricien

Ci-dessous un schéma clarifiant les champs d’investigation du bilan psychomoteur

Présentations synthétiques pour la fédération française des Dys (FFDys) pour positionner et expliquer le rôle du psychomot dans le parcours de soin de l’enfant « dys »?   Nous remercions pour ce travail Nicolas Raynal, représentant la FFP (Fédération Française des Psychomotricien) lors de sa présentation (2019)

Infographie conçue par Chloé Bertelli et réalisée par Elisabeth Gayard (2019)

métier  infographie psychomotricité

 

 

 

Un grand merci à tous ces créateurs pour leur investissement personnel et la clarté qu’ils apportent en image à notre champ d’exercice.

 

En savoir plus sur la spécificité du bilan psychomoteur

En savoir plus sur qu’est-ce que la psychomotricité ?

Médiation Jonglage et manipulation d’objet en psychomotricité

Extrait de l’article complet : D’Ignazio A., Faideau G. (2015) Le Jonglage. Manuel d’enseignement de psychomotricité Vol. 2 Méthodes et techniques, 491-497, Bruxelles : De Boeck-Solal.

Un peu d’histoire…

Le jonglage (ou la jonglerie) est l’une des plus anciennes pratiques artistiques humaines pour laquelle nous disposons de vestiges. Des traces archéologiques ont été retrouvées dans toutes les régions du monde et certaines représentations remontent à l’Egypte ancienne (2000 avant J.C.). On y distingue des femmes jongleuses, en pleine performance, les yeux rivés en l’air vers des objets sphériques.

 

 

Balle et psychomotricité

Les expressions courantes « prendre la balle au bond », « se renvoyer la balle », « la balle est dans votre camp » ont toutes un rapport avec la communication, les relations interpersonnelles et évoquent le dynamisme. (D’Ignazio, 2007).

La sphère, objet parfait et symbole astral (terre, soleil,…) est également évocateur de mouvement et de mobilité permanente.

La balle est présente aux quatre coins du monde, dans les lieux de loisirs, de sport, et d’éducation. Elle s’adapte aux époques, aux lieux et aux climats. La balle est également l’élément commun à toutes les salles de psychomotricité. De notre point de vue, la balle est l’ « objet psychomoteur » par excellence. La manipulation de balles permet une stimulation des fonctions neurophysiologiques tout en s’appuyant sur un abord relationnel, ce qui constitue un excellent médiateur en psychomotricité. L’objet « balle », commun et témoin de la relation existante entre deux personnes, est créateur d’un espace intermédiaire illustrant la notion de médiation psychomotrice. (Potel, 2006).

L’acte de jongler est extrêmement riche au niveau neuromoteur. Les trajectoires de balle sont assurées par la dextérité bimanuelle et la rythmicité des lancers. Le couplage oculo-postural est maintenu par les saccades oculaires et le maintien de l’équilibre du corps. Tout cela s’actualisant perpétuellement par des rétrocontrôles sensoriels dans une dimension spatio-temporelle. (Corraze, 1987 ; Senot & all, 2005).

Cette aptitude à jongler, décrite comme relevant du niveau expert par les études portées à ce sujet  (Baures, 2007 ; Paul Rey, 2013), semble bien trop complexe pour être abordée de la sorte avec nos patients. Nous distinguons très clairement l’action de jongler dans un cadre sportif ou artistique (désignant l’exercice d’adresse consistant à lancer et rattraper de manière continue des objets en l’air) de la manipulation de balles proposée en thérapie psychomotrice. Nous pensons en effet qu’apprendre à jongler ne constitue pas un objectif thérapeutique en soi. Notre pratique se base davantage sur des applications simplifiées et adaptables des techniques de la jonglerie, tout en majorant leur aspect ludique et relationnel. Mais comment manipuler des balles de façon pertinente sans savoir jongler pour autant ?

 

Pour nous guider, nous proposons une modélisation des actions multiples et réalisables avec « un objet jonglé ».

Exemples de dispositifs :

 

  • Instabilité psychomotrice

Maintenir une balle en équilibre sur une partie de son corps est une forme de jonglerie.

L’intérêt de cet exercice est qu’il invite à l’immobilité et suggère l’inhibition motrice. L’enfant hyperactif devra faire l’économie de ses mouvements parasites pour maintenir la tenue des objets sur son corps. Le contrôle respiratoire et la régulation tonico-émotionnelle sont ainsi travaillés. La chute des balles servant de rétrocontrôle ludique aux éventuelles défaillances de l’enfant.

Les balles molles et les sacs lestés sont préconisés pour cet exercice, pouvant s’inclure dans des parcours psychomoteurs une fois l’immobilité maitrisée.

 

  • Exercice de jonglage et troubles spécifiques des apprentissages / troubles d’acquisition des coordinations.

Les figures jonglées étant complexes à décrire à l’aide de simples mots, un langage précis est créé en 1985 : le siteswap. Traduction de l’anglais « changement de site », il s’agit d’un « langage jonglé » spécifique pour codifier simplement les mouvements complexes permettant la réalisation d’une figure (Durand & Pavelak, 1999). Chacun des types de lancer est codé par un chiffre :

Ainsi, le  chiffre « 1 » correspond au dépôt  d’une balle d’une main à l’autre sans lancer, le chiffre « 2 » correspond à un lancer vertical initié et rattrapé de la même main, « 3 » correspond à un lancer en cloche d’une main à l’autre.

Le siteswap traduit lisiblement le « quoi, quand, qui ». Par exemple, nous pouvons littéralement jongler la séquence 1,2,2,3,1,2 en effectuant la séquence de lancers dictée par le code, en alternant toujours main droite et main gauche.

Intarissable source d’inspiration et d’échange pour le jongleur, le siteswap devient un véritable outil pour le psychomotricien. Les mouvements opérants dans la jonglerie oriente le corps propre, et structure les lancés dans une temporalité.

Dans le cadre d’un trouble des acquisitions scolaires, nous renouons avec les chiffres en leur donnant du sens, et de l’intérêt par le plaisir du mouvement associé.

Dans le cadre d’un trouble d’acquisition des coordinations, les suites de chiffres écrits apportent un appui visuel à la tâche. Il s’agit alors d’un travail de renforcement cognitif, imposant au sujet une représentation mentale du geste à effectuer. Par ce travail, nous « imposons » au sujet un effort de pré-programmation du geste pour en faciliter par la suite son automatisation.

Dans une étape suivante, si l’exercice est maitrisé,  nous pouvons faire l’économie du support visuel et citer oralement une séquence de chiffres à l’enfant. L’intérêt étant alors de coupler le travaille de programmation gestuelle à celle de la mémoire de travail.  Il est également possible que l’enfant soit à son tour le « guide ».  C’est alors lui qui dictera une séquence au thérapeute. Le travail de rotation mentale qu’il va devoir effectuer pour vérifier l’exécution du thérapeute est aussi complexe que ludique pour lui lorsqu’il ne manquera pas de signaler les « erreurs » qu’il détectera chez l’adulte.

Nous constatons que le séquençage de cet exercice améliore la fluidité au geste entrepris. Les adaptations gestuelles et posturales  observables permettrons d’étendre l’organisation motrice de l’apprenti « jongleur ».

(…)

  • BAURES,  R. (2007). Influence de la gravité sur la perception et l’interception d’objets en mouvement, Thèse de Doctorat.
    BELLIA, V. (2001). Il setting nei gruppi di danzamovimentoterapia, Milano. p. 55
  • CORRAZE, J. (1987). Neuropsychologie du mouvement, Masson, Paris.
  • CRAMER, SC., ELLIS W., SHAYWITZ SE., SHAYWITZ BA. (2003). Unlocking learning disabilities: The neurobiological basis, Learning disabilities, Baltimore.
  • DURAND, F.  Pavelak, T. (1999). Le corps jonglé, l’entretemps, p.20
  • D’IGNAZIO, A. (2007). La balle en thérapie psychomotrice, Mémoire en vue de l’obtention du D.E, Paris.
  • HARRIS, A.J. (1958). Test de latéralité, Paris : ECPA.
  • LESAGE, B. (2006). La danse dans le processus thérapeutique, Erès, p.113
  • PAUL REY, F. (2013). Les sciences du jonglage, Agilius, Paris.
  • POTEL, C. (2006). Corps brûlant, Corps adolescent, Eres, Paris.
  • SENOT, P., ZAGO M., LACQUANITI F., MCINTYRE J. (2005). Anticipating the effects of gravity when intercepting moving objects: differentiating up and down based on nonvisual cues. J Neurophysiol 94 : 4471-80.
Aurélien D’Ignazio et Grégory Faideau, psychomotriciens, enseignants-formateurs et jongleurs pratiquants.

Comptines à gestes, sollicitant les doigts de l’enfant

Petit recensement de comptines populaires, traversant les époques et permettant de travailler de façon ludique sur la connaissance des doigts (somatognosie) faisant plus globalement partie de la conscience et la connaissance du corps (schéma corporel) et pouvant se renforcer en psychomotricité.

 

Obtenir une aide financière pour les séances de psychomotricité

Si les psychomotriciens sont auxiliaires de la médecine, tout comme les kinésithérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes, ergothérapeutes…les soins qu’ils procurent n’offrent pas encore de remboursement par la sécurité sociale.

Il existe quelques possibilités permettant l’obtention d’aides :

  1. La MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées)
  2. Les mutuelles
  3. Les « prestations extra-legales » (caisse d’assurance maladie)
  4. Le cas particulier du « forfait précoce » 

Dans tous les cas, les pièces à fournir pour le dossier de demande peuvent être les suivantes :

  • Une prescription médicale
  • Une justification de la prise en charge ainsi qu’un devis du coût à l’année  (réalisés par le psychomotricien)
  • Une copie du compte rendu du bilan psychomoteur, étalonné, objectivant ainsi les difficultés.
  • Une demande de participation financière

1) Remboursement par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)

Le dossier MDPH ne concerne pas uniquement les personnes avec un handicap lourd. Il apparait fastidieux à monter. Le remboursement total ou partiel des soins constitue un droit pour les personnes présentant un handicap avéré et diagnostiqué (autisme, dyspraxie, trouble déficitaire de l’attention…) par un médecin spécialisé (pédopsychiatre, neuropédiatre…).

La prise en considération du handicap par la MDPH n’est pas uniquement liée au diagnostic mais à la perte d’autonomie. C’est la sévérité du ou des troubles ainsi que leurs impacts, qui sont évalués pour reconnaître ou non, une situation de handicap.

Le montant de base de l’allocation (appelée AEEH – Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé) est fixé à 130,51 euros par mois, auquel peut s’ajouter un complément en fonction de 6 catégories, selon le taux d’incapacité de l’enfant et les incidences du handicap (par exemple la réduction du temps de travail d’un parent, un suivi hebdomadaire en rééducation…)

tableau catégories MDPH allocation

A noter l’existence de majoration de ces montants pour les personnes isolées. Pour les adultes, les démarches ciblent d’avantage une prestation appelée PCH (Prestation de Compensation du Handicap). Article détaillé ici sur ce sujet.

Pour résumer, le règlement des séances restent à votre charge mais le versement mensuel de l’AEEH compensera ainsi les frais engagés lors du soin psychomoteur.

Procédure pour obtenir un dossier : 

Retirer le dossier au siège de la MDPH du département (exemple pour le 92 : Nanterre) ou plus simplement télécharger le formulaire MDPH du site d’internet (dans notre exemple, taper « mdph 92 » dans le moteur de recherche puis « formulaires ») : https://mdphenligne.cnsa.fr

A noter que dans chaque commune, le Centre Communal d’Action Social (CCAS) peut vous apporter de l’aide dans cette démarche d’obtention et de remplissage du formulaire.

Parcours d'un dossier MDPH

le parcours d’un dossier MDPH est souvent particulièrement long !

Informations complémentaires au sujet des personnes avec Troubles du Spectre de l’Autisme : http://www.psychomotricien-liberal.com/wp-content/uploads/2017/06/Aides_20financieres_5B2_5D.pdf

2) Participation par les mutuelles

Les mutuelles prévoient des prestations particulières qui peuvent s’appliquer à la psychomotricité. Ces prestations peuvent figurer au contrat (exemples : « frais couteux non remboursés par la sécurité sociale » ; « actes hors nomenclature » ou encore « médecine douce »…). Si cela n’est pas explicitement écrit, il est nécessaire de simplement d’en formuler la demande à votre mutuelle (par mail ou téléphone).

A titre d’exemple, ces mutuelles prennent partiellement en charge une partie des séances  (liste non exhaustive et soumise aux variations de contrats) :

APRIL santé SOLIDARIS, PREV INFORM, SMO France, APICIL, Alliance, MGEN, MUTUELLE GENERALE (emma santé), MUTUELLE INTERIALE (fonction publique), GROUPE FRANCE MUTUELLE GFM, Solimut, MUTASSURANCES, Mutuelle VERTE, Mutuelle SMH, Mutuelle de groupe SNCF, Mutuelle de groupe PTT, La Prevadies, Gras Savoye, Mutuelle des mines, Mutuelle d’AIRBUS, Previnform, Mutuelle des pays de vilaine, UNEO.

N’hésitez pas à compléter et/ou corriger cette liste en commentaires.

De manière générale, envoyer systématiquement un dossier à votre mutuelle et à votre caisse. Plus les dossiers de demande de participation financière afflueront, plus les éventualités de remboursement seront nombreuses !

Quelques mutuelles remboursent jusqu’à 30 euros par séances mais elles sont loin d’être la majorité. En cas de refus, certaines demandes écrites peuvent aboutirent en étant considérées comme des prises en charges « exceptionnelles ».

3) Les prestations « extra-legales » 

Il s’agit d’une aide à titre exceptionnel (d’où son nom…). Il est nécessaire de s’adresser au service social régional de sa mairie dans le cadre des « aides extra-légales ».  Ce n’est pas simple à obtenir mais l’assistante sociale de la ville apporte son aide pour monter ce « dossier d’aide pour prestation extra-legale ». Il est nécessaire de remplir certains critères, notamment les conditions de revenus et la demande doit être justifiée par un bilan dressant les difficultés de l’enfant.

demande aide financière

Cette aide individuelle provient de la CPAM (Comission Primaire d’Assurance Maladie).

Il est possible d’obtenir cette aide exceptionnelle sans relever de la MDPH mais un dossier en cours peut néanmoins faciliter son obtention.

Pour en savoir plus sur les aides versées par votre Caisse d’Assurance Maladie et les documents à joindre à votre dossier de demande : Contactez votre Caisse d’Assurance Maladie : par mail en vous connectant sur votre compte ameli, rubrique « Ma messagerie » ; par téléphone au 36 46 (prix d’un appel local sauf surcoût imposé par certains opérateurs).

4) Le forfait précoce (auprès des TSA et TND)

Ce dispositif (devant être opérationnel dès septembre 2019) est prévu par la Stratégie Nationale Autisme. Il autorise le financement, pendant un an, par l’assurance maladie, des bilans et interventions des ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues pour les enfants de 0 à 6 ans révolus présentant une suspicions de TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) ou de TND (Trouble du Neuro Développement). 

Objectif : 

  • permettre que les interventions de ces professionnels soient réalisées le plus précocement possible, avant même que le diagnostic ne soit établi. I
  • établir rapidement un bilan fonctionnel, et contribuer au diagnostic  au bout de cette période d’une année.

source : https://fedepsychomot.com

Ce dispositif est porté par des Plateformes de Coordination et Orientation (PCO), composées de plusieurs structures  (type CAMSP, CMPP, CMP…) désignées par les ARS, et qui couvrent des territoires variables. 

Les libéraux, désireux d’intégrer le dispositif, et voir leurs interventions à destination des enfants concernés par le forfait précoce financées par l’assurance maladie (un forfait est pré-établi), doivent contractualiser avec ces plateformes. 

Concrètement, un enfant repéré comme étant à risque devra être adressé à son médecin généraliste. Ce dernier, appuyé sur une grille de repérage élaborée spécifiquement dans ce but, va rechercher les différents signes qui peuvent justifier que l’enfant soit vu par des spécialistes. Si les conditions, telles que définies par la grille, sont remplies, le médecin fait une prescription de forfait précoce et adresse donc la famille à la PCO.

Ce contrat prévoira notamment que le professionnel s’engage à respecter les recommandations de bonnes pratiques de la HAS dans ses interventions et à faire un retour régulier de ses interventions à la plateforme, à la famille ainsi qu’au médecin traitant de cette dernière. 

Bon courage !

Formation Intégration Sensorielle (O. Gorgy)

Formation en Intégration Sensorielle pour les psychomotriciens.

Vous trouverez ci-joint les contenus des degrés 1 et 2 des formations en Intégration Sensorielle, dispensés par le formateur Olivier Gorgy, psychomotricien, docteur en science du mouvement, expert HAS et spécialisé dans les troubles de la modulation sensorielle auprès des enfants TSA.

Ces formations sont agréés OGDCP par le comité scientifique en charge.


Prochaines sessions de formation : 

  • PARIS, Session de degré 1, 9 et 10 Janvier 2020. Pré-inscriptions ouvertes. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015.
  • PARIS, Session de degré 1, 17 et 18 mars 2020. Pré-inscriptions ouvertes. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015.
  • PARIS, session de degré 2, le 19 et 20 mars 2020. COMPLET. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015.
  • PARIS, Session de degré 2, 09 et 10 juin 2020. Pré-inscriptions ouvertes. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015
  • PARIS, Session de degré 1, 11 et 12 juin 2020. Pré-inscriptions ouvertes. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015.

Réservation via : olivier.gorgy@hotmail.fr

BIENVENUE


Pour chaque degré :

Durée : 2 jours.
Horaires : 9h00-12h15/13h15-16h30.
Coût : 700 euros par stagiaires en institution / 600 euros par stagiaires en libéral .
Informations complémentaires :  olivier.gorgy@hotmail.fr
www.sensoted.fr


Résumé des objectifs généraux de la formation en Intégration Sensorielle :

   Degré 1

-Se familiariser avec l’approche sensorielle auprès de la personne avec TSA
-Mettre en lien les dysfonctionnements sensoriels de la personne avec TSA avec les comportements-problèmes qu’elle présente au quotidien
-Mettre en lien les dysfonctionnements sensoriels de la personne avec TSA avec les troubles du développement psychomoteur qu’elle présente
-Mettre en lien les dysfonctionnements sensoriels de la personne avec TSA avec les troubles des apprentissages qu’elle présente
-Apprendre à utiliser les questionnaires d’évaluation des troubles sensoriels

-Orienter une démarche thérapeutique en tenant compte des résultats de l’évaluation-Apprendre à informer le parent sur les troubles sensoriels de son enfant et à mesurer leur impact sur les comportements et activités quotidiennes

   Degré 2

– Etudes de cas proposés par les stagiaires (contenant les résultats du profil sensoriel, un relevé des comportements-problèmes et le bilan psychomoteur. D’autres données pourront être amenées en complément tel le profil cognitif, le bilan développemental et psycho-éducatif. Des vidéos peuvent être projetées.
– Orientation suite à l’évaluation sensorielle ; présentation des mesures prioritaires; présentation des objectifs généraux des protocoles et des techniques ; protocoles et techniques pour la gestion des comportements- problèmes (pression tactile, vibration…) ; techniques pour la facilitation des apprentissages (pression tactile, percussions, vibration, brossage…), outils pour l’amélioration du traitement visuel (plan incliné, intercalaire/règle/lunette d’accommodation, cahier adapté, table lumineuse, modulateur de luminosité), technique pour l’hyper-acousie  ; abord de techniques spécifiques  ; les différentes applications selon la pluridisciplinarité.

Sessions achevées :

Degré 1 :  le 16/17 novembre 2017 sur Paris 15

Degré 1 & 2 : 16,17,18,19 janvier à Marseilles 

Degré 2 sur Marseille le 4/5 JUIN 2018

Degré 1 sur Paris le 10/11 avril 2018,  l’IME Notre Ecole au 43 rue Falguière 75015 Paris

Informations sur le profil sensoriel

Mentions légales du site

MENTIONS LEGALES :

Conformément aux dispositions des articles 6-III et 19 de la Loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la Confiance dans l’économie numérique, dite L.C.E.N., nous portons à la connaissance des utilisateurs et visiteurs du site : www.psychomotricien-liberal.com les informations suivantes :

1. Informations légales :

Statut du propriétaire : particulier
Le Propriétaire est : Juliette Martin & Aurélien D’Ignazio
Adresse postale du propriétaire : 3 avenue Rabelais 92160 Antony

Le Créateur du site est : Mathieu Baudonnat
Le Responsable de la  publication est : Aurélien D’Ignazio
Contacter le responsable de la publication : cabinet@psychomotricien-liberal.com
Le responsable de la publication est une personne physique

Le Webmaster est  : Aurélien D’Ignazio
Contacter le Webmaster :  cabinet@psychomotrcien-liberal.com
L’hebergeur du site est : OVH https://www.ovh.com/fr/ 59100 Roubaix
CREDIT :  Les mentions légales ont étés générées par http://www.generer-mentions-legales.com

 

2. Présentation et principe :

Est désigné ci-après : Utilisateur, tout internaute se connectant et utilisant le site susnommé : www.psychomotricien-liberal.com.
Le site www.psychomotricien-liberal.com regroupe un ensemble de services, dans l’état,  mis à la disposition des utilisateurs. Il est ici précisé que ces derniers doivent rester courtois et faire preuve de bonne foi tant envers les autres utilisateurs qu’envers le webmaster du site www.psychomotricien-liberal.com. Le site www.psychomotricien-liberal.com est mis à jour régulièrement par Aurélien D’Ignazio.
Juliette Martin s’efforce de fournir sur le site www.psychomotricien-liberal.com des informations les plus précises possibles (sous réserve de modifications apportées depuis leur mise en ligne), mais ne saurait garantir l’exactitude, la complétude et l’actualité des informations diffusées sur son site, qu’elles soient de son fait ou du fait des tiers partenaires qui lui fournissent ces informations. En conséquence, l’utilisateur reconnaît utiliser ces informations données (à titre indicatif, non exhaustives et susceptibles d’évoluer) sous sa responsabilité exclusive.

 

3. Accessibilité :

Le site www.psychomotricien-liberal.com est par principe accessible aux utilisateurs 24/24h, 7/7j, sauf interruption, programmée ou non, pour les besoins de sa maintenance ou en cas de force majeure. En cas d’impossibilité d’accès au service, www.psychomotricien-liberal.com s’engage à faire son maximum afin de rétablir l’accès au service et s’efforcera alors de communiquer préalablement aux utilisateurs les dates et heures de l’intervention.  N’étant soumis qu’à une obligation de moyen, www.psychomotricien-liberal.com ne saurait être tenu pour responsable de tout dommage, quelle qu’en soit la nature, résultant d’une indisponibilité du service.

 

4. Propriété intellectuelle :

Juliette Martin est propriétaire exclusif de tous les droits de propriété intellectuelle ou détient les droits d’usage sur tous les éléments accessibles sur le site, tant sur la structure que sur les textes, images, graphismes, logo, icônes, sons, logiciels…
Toute reproduction totale ou partielle du site www.psychomotricien-liberal.com, représentation, modification, publication, adaptation totale ou partielle de l’un quelconque de ces éléments, quel que soit le moyen ou le procédé utilisé, est interdite, sauf autorisation écrite préalable de Juliette Martin, propriétaire du site à l’email : cabinet@psychomotricien-liberal.com, à défaut elle sera considérée comme constitutive d’une contrefaçon et passible de poursuite conformément aux dispositions des articles L.335-2 et suivants du Code de Propriété Intellectuelle.

5. Liens hypertextes et cookies :

Le site www.psychomotricien-liberal.com contient un certain nombre de liens hypertextes vers d’autres sites (partenaires, informations …) mis en place avec l’autorisation de Juliette Martin. Cependant, Juliette Martin n’a pas la possibilité de vérifier l’ensemble du contenu des sites ainsi visités et décline donc toute responsabilité de ce fait quand aux risques éventuels de contenus illicites.
L’utilisateur est informé que lors de ses visites sur le site www.psychomotricien-liberal.com, un ou des cookies sont susceptibles de s’installer automatiquement sur son ordinateur par l’intermédiaire de son logiciel de navigation. Un cookie est un bloc de données qui ne permet pas d’identifier l’utilisateur, mais qui enregistre des informations relatives à la navigation de celui-ci sur le site.
Le paramétrage du logiciel de navigation permet d’informer de la présence de cookie et éventuellement, de la refuser de la manière décrite à l’adresse suivante : www.cnil.fr. L’utilisateur peut toutefois configurer le navigateur de son ordinateur pour refuser l’installation des cookies, sachant que le refus d’installation d’un cookie peut entraîner l’impossibilité d’accéder à certains services. Pour tout bloquage des cookies, tapez dans votre moteur de recherche : bloquage des cookies sous IE ou firefox et suivez les instructions en fonction de votre version.

6. Protection des biens et des personnes – gestion des données personnelles :

En France, les données personnelles sont notamment protégées par la loi n° 78-87 du 6 janvier 1978, la loi n° 2004-801 du 6 août 2004, l’article L. 226-13 du Code pénal et la Directive Européenne du 24 octobre 1995.

Sur le site www.psychomotricien-liberal.com, Juliette Martin ne collecte des informations personnelles ( suivant l’article 4 loi n°78-17 du 06 janvier 1978) relatives à l’utilisateur que pour le besoin de certains services proposés par le site www.psychomotricien-liberal.com. L’utilisateur fournit ces informations en toute connaissance de cause, notamment lorsqu’il procède par lui-même à leur saisie. Il est alors précisé à l’utilisateur du site www.psychomotricien-liberal.com l’obligation ou non de fournir ces informations.
Conformément aux dispositions des articles 38 et suivants de la loi 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, tout utilisateur dispose d’un droit d’accès, de rectification, de suppression et d’opposition aux données personnelles le concernant. Pour l’exercer, adressez votre demande à www.psychomotricien-liberal.com par email : cabinet@psychomotricien-liberal.com ou par écrit dûment signée, accompagnée d’une copie du titre d’identité avec signature du titulaire de la pièce, en précisant l’adresse à laquelle la réponse doit être envoyée.

Aucune information personnelle de l’utilisateur du site www.psychomotricien-liberal.com n’est publiée à l’insu de l’utilisateur, échangée, transférée, cédée ou vendue sur un support quelconque à des tiers. Seule l’hypothèse du rachat du site www.psychomotricien-liberal.com et de ses droits autorise Juliette Martin à transmettre les dites informations à l’éventuel acquéreur qui serait à son tour tenu à la même obligation de conservation et de modification des données vis à vis de l’utilisateur du site www.psychomotricien-liberal.com.
Le site www.psychomotricien-liberal.com est déclaré à la CNIL sous le numéro Aucune déclaration CNIL car pas de recueil de données personnelles.

Les bases de données sont protégées par les dispositions de la loi du 1er juillet 1998 transposant la directive 96/9 du 11 mars 1996 relative à la protection juridique des bases de données.

Affiches et brochures pédagogiques – Autisme/TSA (centralisation)

L’ « autisme en image »

Vous trouverez une centralisation d’affiches et brochures pédagogiques sur les TSA, glanées sur différents sites de références, illustrant les troubles autistiques et/ou les particularités de fonctionnement en image.

(les sources apparaissent la plupart du temps directement sur le support)

affiche sur l'autisme

 

           Quelques ressources : 

Centre Ressource Autisme : http://www.craif.org/90-nos-publications.html

Autisme France : http://www.autisme-france.fr

Canal Autisme : http://www.canalautisme.com

 Au sujet de la prise en charge de l’autisme/TSA en psychomotricité :

La prise en charge en cabinet libéral 

Article : D’Ignazio A. (2013). Tablette tactile et psychomotricité : un bon ménage ? Evolutions Psychomotrices, 100, 103-110.