Agir sur l’hypersensibilité – « Le Bonhomme Hypersensible »

Nous proposons une représentation imagée des systèmes sensoriels pouvant être touchés par l’hypersensibilité, associée à quelques dispositifs de protection et de traitements :  le « Bonhomme Hypersensible ». Cet outil, présenté en fin d’article, s’appuie sur le modèle conceptuel de lʼintégration sensorielle (Jean Ayres, 1960, 1975).

Le concept d’Intégration Sensorielle

Le concept d’intégration sensorielle, issu de la neurophysiologie, apporte des outils de compréhension des causes du fonctionnement comportemental des enfants et adultes diagnostiqués TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) ; Jean Ayres s’étant initialement intéressée aux difficultés d’apprentissage des enfants présentant des troubles sensoriels. Malgré la difficulté de validation des travaux sur ce thème, l’intégration sensorielle apparait comme une alternative très employée au sein des programmes thérapeutiques aux Etats-Unis (Gorgy, 2013) ainsi qu’en Australie et au Canada (Brown, Rodge & al., 2005).

L’intégration sensorielle a pour but de percevoir et intégrer toutes les modalités sensorielles de façon cohérente et pour fonction de permettre des réponses comportementales adaptées.

Le terme d’intégration sensorielle désigne à la fois un modèle théorique (une fonction du système nerveux central), un trouble (une dysfonction de la modulation sensorielle) et une thérapeutique (méthode d’intervention, programmes et traitements associés) (Perrin, et al., 2013).  De nombreuses appellations du trouble, présentes dans la littérature, renvoient à des concepts sensiblement similaires :  trouble du traitement de l’information sensorielle (Sensory Processing Disorder), altérations sensorielles et perceptives, dysfonctionnement sensoriel, perturbation de la modulation sensorielle, perturbation du traitement de l’information…  (Bogdashina, 2013, p. 186).

Dunn (1997) ajoute une compréhension neurophysiologique à ce modèle, décrivant l’interaction entre les réponses neuronales aux stimulations du quotidien et les réactions comportementales qui en découlent. Elle évoque le « Profil Sensoriel » de l’enfant. Nous ne rentrerons pas ici dans le détails des différents systèmes neuro-sensoriels et récepteurs physiologiques.

Temple Grandin rappele qu’« environ neuf personnes avec autisme sur dix souffrent d’un ou plusieurs troubles sensoriels » (Grandin & Panek, 2014, p. 85). Le taux de prévalence des désordres sensoriels auprès des personnes avec autisme (TSA) varie de 30% à 100% selon les études.

L’évaluation sensorielle est préconisée par les recommandations de la Haute Autorité de Santé (« évaluation spécifique des profils sensoriel et moteur par un ergothérapeute ou un psychomotricien » – HAS, 2018), évoquant également un travail nécessaire « d’atténuation » et « d’aménagement de l’environnement » (HAS et Anesm, 2012) dans les cas d’hypersensibilité, faisant partie des troubles sensoriels retrouvés fréquemment chez les personnes avec autisme, sous des formes (auditive, tactile, visuelle…) et des intensités variables.

L’intégration sensorielle est un domaine naturellement investit par les ergothérapeutes français, chez qui la pratique découle directement de celle des Occupationnal Therapist canadiens et américains à l’origine de cette approche. Néanmoins, les psychomotriciens travaillant auprès de personnes avec autisme se forment de plus en plus à cet outil d’intervention, les domaines de la sensorialité et de la motricité croisant également leur champ de compétence.

Comprendre l’hypersensibilité afin de l’atténuer

  • Sur un versant neurologique, le modèle théorique évoque des seuils neurologiques bas, susceptibles de déclencher une réponse neuronale par la moindre stimulation (un bruit, un contact, une lumière, un mouvement…).  Bogdashina (2013) évoque un « canal trop ouvert », trop d’informations arrivant au cerveau pour pouvoir être traitées efficacement.
  • Sur un versant comportemental, l’enfant se montre distractible, hyperréactif, prêtant attention au moindre stimulus qui se présente, ce qui interfère avec sa tâche en cours. Nous retrouvons également le profil d’enfant optant pour l‘évitement de sensations trop intrusives, voir insupportables pour lui  (se bouche les oreilles en cas d’hyperacousie ;  refuse le contact en cas d’hypersensibilité tactile ; évite certains déplacements en cas d’hypersensibilité vestibulaire, etc.)

Il est probable que les capacités d’habituation font défaut à l’enfant ou l’adulte présentant une hypersensibilité sensorielle.

L’habituation se traduit par le système nerveux comme la reconnaissance d’une sensation comme familière au point de ne plus mobiliser son attention sur elle. Sans habituation, l’enfant TSA est continuellement distrait par chaque nouveau stimulus comme la sensation des vêtements sur sa peau, le brouhaha dans une grande surface, etc. voir même la sensation de sa salive lorsqu’il déglutit. L’habituation apparait ainsi nécessaire à tout être humain pour maintenir son attention sur ce qu’il est en train de faire, mettant ainsi à distance les stimulations parasites non pertinentes.

L’hypersensibilité s’observe au quotidien par les conduites d’évitements et/ou de l’hyperréactivité de l’enfant face à certains stimuli, mais peut également s’objectiver plus finement, au regard d’une norme, au moyen de tests standardisés  comme le Profil Sensoriel de Dunn W. (1997) pour les enfants ou l’Echelle de Degenne C. « ESAA » (2014) pour les adultes (encore non commercialisée).

Outre le bénéfice de leur standardisation, ces outils constituent également de précieux guides structurés pour déterminer le ou les système(s) sensoriel(s) impacté(s) par l’hypersensibilité (tactile, visuel, auditif, gustatif, olfactif, proprioceptif, vestibulaire).

Quels moyens d’action auprès de la personne avec une hypersensibilité ?

Les mesures de protection 

Par souci de clarté, nous distinguerons les mesures de protection environnementale (E) des mesures de protection matérielle (M) et nous en mentionnerons quelques-unes à titre d’exemple. Elles ne sont donc absolument pas à considérer comme des règles strictes mais des propositions pouvant être testées, à titre empirique, dans une démarche d’observation et d’évaluation afin d’identifier celles qui pourraient impacter positivement le comportement de l’enfant (diminution de stéréotypies particulièrement envahissantesgain attentionnel…)

Le Guide de l’UNAPEI (page 18-19), rappel le principe des « salles de calme-retrait », permettant un espace hypostimulant, pouvant s’avérer bénéfique pour la personne hypersensible en cas de surstimulation.

Les mesures de renforcement : « protocoles », « programmes » , « traitements » sensoriels

La notion de « renforcement » implique que nous ne cherchons pas à « stimuler pour stimuler » (surtout pas !) mais proposer et aménager des afférences, expérimentations sensorielles et autres dispositifs conduits à une fréquence déterminée. Cela au regard des troubles de l’enfant et s’inscrivant dans une volonté d’objectifs ciblés tels qu’une désensibilisation (par des traitements visant l’habituation progressive et non intrusive), l’élargissement des centres d’intérêts,  l’abaissement du niveau d’activité (apaisement, bien-être) ainsi que l’amélioration comportementale et attentionnelle (si l’enfant est moins préoccupé par tout ce qu’il sent – ou cherche à ne pas sentir – alors nous misons sur le fait qu’il pourra davantage se concentrer sur ses apprentissages).

La notion de « programme » n’est pas habituelle en psychomotricité. Issue du pragmatisme de la culture outre-atlantique, elle évoque la mise en place de protocoles structurés, sans se substituer pour autant à la qualité relationnelle engagée par le cadre thérapeutique.

Ces programmes ou « traitements sensoriels » sont exercés par des professionnels paramédicaux formés à l’intégration sensorielle (psychomotricien, ergothérapeute, parfois orthophoniste). Les éducateurs et/ou familles sensibilisés voir supervisés apparaissent précieux dans cette prise en charge, la réalisation d’aménagements et de protocoles sensoriels au quotidien optimisant souvent les résultats.

Ces programmes visent souvent la mise en place d’un « régime sensoriel » (ou  » diet sensorielle », terme traduit quelque peu maladroitement, désignant l’ensemble de mesures prises autour de l’enfant/adulte, comprenant des mesures de protection, des dispositifs de renforcement ainsi que des ajustements matériels).

Enfin, nous précisons que ces protocoles de traitements sensoriels sont encore trop peu étayés scientifiquement ; cela en partie dû à l’hétérogénéité des troubles, des sujets, des protocoles et des méthodologies employés jusqu’à présent. Ils ont néanmoins le mérite de tenter d’apporter des réponses à certains troubles du quotidien (comportements-problèmes relevant d’un trouble de la modulation sensorielle), d’être pragmatiques dans leur application et non intrusifs.

  Le « Bonhomme Hypersensible »

Il s’agit d’un schéma récapitulatif et simplifié de mesures d’actions possibles (mesures de protection et de renforcement) pour chaque système sensoriel évoquant une hypersensibilité.

Nous précisons que tous les systèmes sensoriels sont rarement touchés à la fois chez une même personne par l’hypersensibilité et qu’il s’agit ici d’une représentation fictive globalisante. Enfin, l’élaboration des programmes sensoriels (détail, contenu, fréquence d’application, contre-indications éventuelles…) ne peut se réaliser qu’après évaluation préalable, tout en veillant à ne pas les appliquer « mécaniquement » sans prendre en considération les besoins spécifiques de la personne, l’intensité de ses troubles, ses autres difficultés sensorielles et/ou somatiques éventuellement associées (hyposensibilité, épilepsie…) ainsi que ses particularités de fonctionnement (niveau cognitif…).

Quelques mesures de renforcement sont mentionnées à titre d’exemple illustratif de nos dispositifs de traitements sensoriels.

modélisation hypersensibilité tactile enfant TSA autiste dunn intégration sensorielle

Nous précisons que les traitements somesthésiques (incluant les systèmes tactiles et proprioceptifs selon les auteurs) sont privilégiés la plupart du temps dans le cadre d’hyposensibilité (à l’inverse de l’hypersensibilité, la personne ayant alors besoin de davantage de sensations et stimulations pour atteindre les seuils neuronaux nécessaire au maintien de son équilibre sensori-moteur). Dans ce cas de figure, quelques-uns de nos outils utilisés pourrons faire l’objet d’un prochain article : mobilisations articulaires et brossages profonds inspirés du protocole Wilbarger, jeux toniques contre résistance, pressions profondes, vibreurs, port de vestes proprioceptives, de matériel lesté et/ou strappé

Aurélien D’Ignazio, psychomotricien D.E, Master en psychomotricité, formé en Intégration Sensorielle Niveau 3 (formateur Olivier Gorgy). 

Compléments d’information :

  • Formations en Intégration Sensorielle ouvertes aux psychomotriciens et/ou aux familles :

-Olivier Gorgy http://www.psychomotricien-liberal.com/2017/06/28/formation-integration-sensorielle-o-gorgy/

-L’AFREE http://www.afree.asso.fr/wp/wp-content/uploads/2015/02/Prog-Ttt-sensoriel-18.pdf

-Formation SuperVision : http://www.formavision-autisme.com/theme_formation/sensorialite-et-trouble-du-spectre-autistique/

  • Outils d’évaluation évoqués:

-la thèse de Claire Degenne comprenant la grille d’évaluation sensorielle pour adultes TSA  : https://tel.archives-ouvertes.fr/tel-01037912/document

-le Profil Sensoriel de DUNN aux ECPA: https://www.ecpa.fr/psychologie-clinique/test.asp?id=1969

  • Études de cas avec méthodologie, menées par des psychomotriciens au moyen d’approches sensorielles  :

-A.SaitourJ.-M.Albaret (2017). Dimension proprioceptive et tactile de la conscience corporelle et action volontaire chez un enfant avec TSA : protocole à cas unique en rééducation psychomotrice

-Olivier Gorgy (2016). Publication Web – L’éveil sensoriel influence t’il le niveau d’activité cognitive de l’enfant autiste ?

Bibliographie :

Brunod, R. (2009). Les aspects sensoriels et moteurs dans l’autisme. Le Bulletin Scientifique de l’Arapi, 23, 11-17.

Bogdashina, O. (2013). Questions sensorielles et perceptives dans l’autisme et le syndrome d’Asperger. (I. Dufrenoy, & C. Mercanton, Trads.) AFD Editions.

Brown G. T., Rodger, S., Brown, A. & Roever, C. (2005). A comparison of Canadian and Australian paediatric occupational therapists. Occupational Therapy International, 12, 137-161.

D’Ignazio, A. (2016). Quels champs d’action du psychomotricien auprès d’enfants et adultes TSA.

Dunn, W. (1997). The Impact of Sensory Processing Abilities on the Daily Lives of Young Children and Their Families: A Conceptual Model. Infants and Young Children, 9(4), 23-25.

Dunn, W. (2001). The Sensations of Everyday Life: Empirical, Theoretical, and Pragmatic Considerations.The American Journal of Occupational Therapy, 55(6), 608-620.

Degenne-Richard, C. (2014). Evaluation de la symptomatologie sensorielle des personnes adultes avec autisme et incidence des particularités sensorielles sur l’émergence des troubles du comportement. Université René Descartes, Paris V: Psychologie.

Gorgy, O. (2013). Intégration sensorielle : concept et application en psychomotricité auprès de l’enfant avec autisme. In J Perrin, T Maffre (Eds.), Autisme et psychomotricité (pp.403-424). Bruxelles : De Boeck-Solal.

Grandin, T., & Panek, R. (2014). Dans le cerveau des autistes. (A. Botz, Trad.) Paris: Odile Jacob.

Miller, L. J., Anzalone, M. E., Lane, S. J., Cermak, S. A., & Osten, E. T. (2007). Concept Evolution in Sensory Integration: A Proposed Nosology for Diagnosis. The American Journal of Occupational Therapy, 61(2), 135-140.

Miller, L. J., & Fuller, D. A. (2007). Causes and Prevalence. Sensational kids: Hope and help for children with sensory processing disorder (SPD) (pp. 283-291). New York: Perigee Books.

 Perrin, J., Maffre, T. (2013). Autisme et psychomotricité. De Boeck Solal.

Centralisation d’affiches pédagogiques sur la psychomotricité

Infographie informative illustrant la répartition des psychomotriciens (2015), sur une initiative inter-syndicale, destinée à améliorer la reconnaissance de la profession en visant le grade Master. https://psychomotricienmaster.com

Affiche pédagogique réalisée par Lucile C.A (2016) en reprenant les secteurs d’activités et le décret d’actes des psychomotriciens.

Nous précisons que le grade Master (objet de cette infographie)  est ici formulé comme un souhait mais n’est pas (encore) d’actualité.

Le récapitulatif proposé par Hoptoys sur la profession (https://www.hoptoys.fr).

psychomotricien fiche métier

Les nombreuses créations d’affiches d’Audrey Pont (www.mapsychomotricite.com) énumérant les outils, les indications, le cursus….

Le travail et les outils du psychomotricien que fais le psychomotricien ? fiche métier - comment devenir psychomotricien ? les outils du psychomotriciena qui s'adresse la psychomotricité ?

 

Merci à Marie-Diane Ragu-Fazilleau pour cette réalisation très complète d’inspiration « mindmap » (Infos sur le collectif communic’actif de psychomotriciens dont elle fait partie).

pourquoi un psychomotricien ?

Patricia Vaupré présente son infographie traitant de la complémentarité professionnelle.


complémentarité professionnelle psychomotricien

Merci Marc Méhu (Ptit’Poinc pour les connaisseurs) pour celle-ci !

 

Comment travail le psychomotricien

 

Modélisation classique situant le soin psychomoteur au croisement de différents « regards » (issue de 100 idées pour développer la psychomotricité des enfants).

schéma soin psychomoteur psychomotricité action du psychomotricien écrire

Une affiche/infographie synthétisant les informations de différents blog (n’hésitez pas à me renseigner dans les commentaires si vous avez la source).

affiche décrivant la psychomotricité et la profession de psychomotricien

Ci-dessous un schéma clarifiant les champs d’investigation du bilan psychomoteur

Présentations synthétiques pour la fédération française des Dys (FFDys) pour positionner et expliquer le rôle du psychomot dans le parcours de soin de l’enfant « dys »?   Nous remercions pour ce travail Nicolas Raynal, représentant la FFP (Fédération Française des Psychomotricien) lors de sa présentation (2019)

Infographie conçue par Chloé Bertelli et réalisée par Elisabeth Gayard (2019)

métier  infographie psychomotricité

 

 

 

Un grand merci à tous ces créateurs pour leur investissement personnel et la clarté qu’ils apportent en image à notre champ d’exercice.

 

En savoir plus sur la spécificité du bilan psychomoteur

En savoir plus sur qu’est-ce que la psychomotricité ?

Médiation Jonglage et manipulation d’objet en psychomotricité

Extrait de l’article complet : D’Ignazio A., Faideau G. (2015) Le Jonglage. Manuel d’enseignement de psychomotricité Vol. 2 Méthodes et techniques, 491-497, Bruxelles : De Boeck-Solal.

Un peu d’histoire…

Le jonglage (ou la jonglerie) est l’une des plus anciennes pratiques artistiques humaines pour laquelle nous disposons de vestiges. Des traces archéologiques ont été retrouvées dans toutes les régions du monde et certaines représentations remontent à l’Egypte ancienne (2000 avant J.C.). On y distingue des femmes jongleuses, en pleine performance, les yeux rivés en l’air vers des objets sphériques.

 

 

Balle et psychomotricité

Les expressions courantes « prendre la balle au bond », « se renvoyer la balle », « la balle est dans votre camp » ont toutes un rapport avec la communication, les relations interpersonnelles et évoquent le dynamisme. (D’Ignazio, 2007).

La sphère, objet parfait et symbole astral (terre, soleil,…) est également évocateur de mouvement et de mobilité permanente.

La balle est présente aux quatre coins du monde, dans les lieux de loisirs, de sport, et d’éducation. Elle s’adapte aux époques, aux lieux et aux climats. La balle est également l’élément commun à toutes les salles de psychomotricité. De notre point de vue, la balle est l’ « objet psychomoteur » par excellence. La manipulation de balles permet une stimulation des fonctions neurophysiologiques tout en s’appuyant sur un abord relationnel, ce qui constitue un excellent médiateur en psychomotricité. L’objet « balle », commun et témoin de la relation existante entre deux personnes, est créateur d’un espace intermédiaire illustrant la notion de médiation psychomotrice. (Potel, 2006).

L’acte de jongler est extrêmement riche au niveau neuromoteur. Les trajectoires de balle sont assurées par la dextérité bimanuelle et la rythmicité des lancers. Le couplage oculo-postural est maintenu par les saccades oculaires et le maintien de l’équilibre du corps. Tout cela s’actualisant perpétuellement par des rétrocontrôles sensoriels dans une dimension spatio-temporelle. (Corraze, 1987 ; Senot & all, 2005).

Cette aptitude à jongler, décrite comme relevant du niveau expert par les études portées à ce sujet  (Baures, 2007 ; Paul Rey, 2013), semble bien trop complexe pour être abordée de la sorte avec nos patients. Nous distinguons très clairement l’action de jongler dans un cadre sportif ou artistique (désignant l’exercice d’adresse consistant à lancer et rattraper de manière continue des objets en l’air) de la manipulation de balles proposée en thérapie psychomotrice. Nous pensons en effet qu’apprendre à jongler ne constitue pas un objectif thérapeutique en soi. Notre pratique se base davantage sur des applications simplifiées et adaptables des techniques de la jonglerie, tout en majorant leur aspect ludique et relationnel. Mais comment manipuler des balles de façon pertinente sans savoir jongler pour autant ?

 

Pour nous guider, nous proposons une modélisation des actions multiples et réalisables avec « un objet jonglé ».

Exemples de dispositifs :

 

  • Instabilité psychomotrice

Maintenir une balle en équilibre sur une partie de son corps est une forme de jonglerie.

L’intérêt de cet exercice est qu’il invite à l’immobilité et suggère l’inhibition motrice. L’enfant hyperactif devra faire l’économie de ses mouvements parasites pour maintenir la tenue des objets sur son corps. Le contrôle respiratoire et la régulation tonico-émotionnelle sont ainsi travaillés. La chute des balles servant de rétrocontrôle ludique aux éventuelles défaillances de l’enfant.

Les balles molles et les sacs lestés sont préconisés pour cet exercice, pouvant s’inclure dans des parcours psychomoteurs une fois l’immobilité maitrisée.

 

  • Exercice de jonglage et troubles spécifiques des apprentissages / troubles d’acquisition des coordinations.

Les figures jonglées étant complexes à décrire à l’aide de simples mots, un langage précis est créé en 1985 : le siteswap. Traduction de l’anglais « changement de site », il s’agit d’un « langage jonglé » spécifique pour codifier simplement les mouvements complexes permettant la réalisation d’une figure (Durand & Pavelak, 1999). Chacun des types de lancer est codé par un chiffre :

Ainsi, le  chiffre « 1 » correspond au dépôt  d’une balle d’une main à l’autre sans lancer, le chiffre « 2 » correspond à un lancer vertical initié et rattrapé de la même main, « 3 » correspond à un lancer en cloche d’une main à l’autre.

Le siteswap traduit lisiblement le « quoi, quand, qui ». Par exemple, nous pouvons littéralement jongler la séquence 1,2,2,3,1,2 en effectuant la séquence de lancers dictée par le code, en alternant toujours main droite et main gauche.

Intarissable source d’inspiration et d’échange pour le jongleur, le siteswap devient un véritable outil pour le psychomotricien. Les mouvements opérants dans la jonglerie oriente le corps propre, et structure les lancés dans une temporalité.

Dans le cadre d’un trouble des acquisitions scolaires, nous renouons avec les chiffres en leur donnant du sens, et de l’intérêt par le plaisir du mouvement associé.

Dans le cadre d’un trouble d’acquisition des coordinations, les suites de chiffres écrits apportent un appui visuel à la tâche. Il s’agit alors d’un travail de renforcement cognitif, imposant au sujet une représentation mentale du geste à effectuer. Par ce travail, nous « imposons » au sujet un effort de pré-programmation du geste pour en faciliter par la suite son automatisation.

Dans une étape suivante, si l’exercice est maitrisé,  nous pouvons faire l’économie du support visuel et citer oralement une séquence de chiffres à l’enfant. L’intérêt étant alors de coupler le travaille de programmation gestuelle à celle de la mémoire de travail.  Il est également possible que l’enfant soit à son tour le « guide ».  C’est alors lui qui dictera une séquence au thérapeute. Le travail de rotation mentale qu’il va devoir effectuer pour vérifier l’exécution du thérapeute est aussi complexe que ludique pour lui lorsqu’il ne manquera pas de signaler les « erreurs » qu’il détectera chez l’adulte.

Nous constatons que le séquençage de cet exercice améliore la fluidité au geste entrepris. Les adaptations gestuelles et posturales  observables permettrons d’étendre l’organisation motrice de l’apprenti « jongleur ».

(…)

  • BAURES,  R. (2007). Influence de la gravité sur la perception et l’interception d’objets en mouvement, Thèse de Doctorat.
    BELLIA, V. (2001). Il setting nei gruppi di danzamovimentoterapia, Milano. p. 55
  • CORRAZE, J. (1987). Neuropsychologie du mouvement, Masson, Paris.
  • CRAMER, SC., ELLIS W., SHAYWITZ SE., SHAYWITZ BA. (2003). Unlocking learning disabilities: The neurobiological basis, Learning disabilities, Baltimore.
  • DURAND, F.  Pavelak, T. (1999). Le corps jonglé, l’entretemps, p.20
  • D’IGNAZIO, A. (2007). La balle en thérapie psychomotrice, Mémoire en vue de l’obtention du D.E, Paris.
  • HARRIS, A.J. (1958). Test de latéralité, Paris : ECPA.
  • LESAGE, B. (2006). La danse dans le processus thérapeutique, Erès, p.113
  • PAUL REY, F. (2013). Les sciences du jonglage, Agilius, Paris.
  • POTEL, C. (2006). Corps brûlant, Corps adolescent, Eres, Paris.
  • SENOT, P., ZAGO M., LACQUANITI F., MCINTYRE J. (2005). Anticipating the effects of gravity when intercepting moving objects: differentiating up and down based on nonvisual cues. J Neurophysiol 94 : 4471-80.
Aurélien D’Ignazio et Grégory Faideau, psychomotriciens, enseignants-formateurs et jongleurs pratiquants.

Comptines à gestes, sollicitant les doigts de l’enfant

Petit recensement de comptines populaires, traversant les époques et permettant de travailler de façon ludique sur la connaissance des doigts (somatognosie) faisant plus globalement partie de la conscience et la connaissance du corps (schéma corporel) et pouvant se renforcer en psychomotricité.

 

Obtenir une aide financière pour les séances de psychomotricité

Si les psychomotriciens sont auxiliaires de la médecine, tout comme les kinésithérapeutes, les orthophonistes, les orthoptistes, ergothérapeutes…les soins qu’ils procurent n’offrent pas encore de remboursement par la sécurité sociale.

Il existe quelques possibilités permettant l’obtention d’aides :

  1. La MDPH (Maisons Départementales des Personnes Handicapées)
  2. Les mutuelles
  3. Les « prestations extra-legales » (caisse d’assurance maladie)
  4. Le cas particulier du « forfait précoce » 

Dans tous les cas, les pièces à fournir pour le dossier de demande peuvent être les suivantes :

  • Une prescription médicale
  • Une justification de la prise en charge ainsi qu’un devis du coût à l’année  (réalisés par le psychomotricien)
  • Une copie du compte rendu du bilan psychomoteur, étalonné, objectivant ainsi les difficultés.
  • Une demande de participation financière

1) Remboursement par la MDPH (Maison Départementale des Personnes Handicapées)

Le dossier MDPH ne concerne pas uniquement les personnes avec un handicap lourd. Il apparait fastidieux à monter. Le remboursement total ou partiel des soins constitue un droit pour les personnes présentant un handicap avéré et diagnostiqué (autisme, dyspraxie, trouble déficitaire de l’attention…) par un médecin spécialisé (pédopsychiatre, neuropédiatre…).

La prise en considération du handicap par la MDPH n’est pas uniquement liée au diagnostic mais à la perte d’autonomie. C’est la sévérité du ou des troubles ainsi que leurs impacts, qui sont évalués pour reconnaître ou non, une situation de handicap.

Le montant de base de l’allocation (appelée AEEH – Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé) est fixé à 130,51 euros par mois, auquel peut s’ajouter un complément en fonction de 6 catégories, selon le taux d’incapacité de l’enfant et les incidences du handicap (par exemple la réduction du temps de travail d’un parent, un suivi hebdomadaire en rééducation…)

tableau catégories MDPH allocation

A noter l’existence de majoration de ces montants pour les personnes isolées. Pour les adultes, les démarches ciblent d’avantage une prestation appelée PCH (Prestation de Compensation du Handicap). Article détaillé ici sur ce sujet.

Pour résumer, le règlement des séances restent à votre charge mais le versement mensuel de l’AEEH compensera ainsi les frais engagés lors du soin psychomoteur.

Procédure pour obtenir un dossier : 

Retirer le dossier au siège de la MDPH du département (exemple pour le 92 : Nanterre) ou plus simplement télécharger le formulaire MDPH du site d’internet (dans notre exemple, taper « mdph 92 » dans le moteur de recherche puis « formulaires ») : http://www.hauts-de-seine.fr/solidarites/handicap-et-autonomie/maison-departementale-des-personnes-handicapees-mdph/mdph-hauts-de-seine-telechargez-les-formulaires/.

A noter que dans chaque commune, le Centre Communal d’Action Social (CCAS) peut vous apporter de l’aide dans cette démarche d’obtention et de remplissage du formulaire.

Parcours d'un dossier MDPH

le parcours d’un dossier MDPH est souvent particulièrement long !

Informations complémentaires au sujet des personnes avec Troubles du Spectre de l’Autisme : http://www.psychomotricien-liberal.com/wp-content/uploads/2017/06/Aides_20financieres_5B2_5D.pdf

2) Participation par les mutuelles

Les mutuelles prévoient des prestations particulières qui peuvent s’appliquer à la psychomotricité. Ces prestations peuvent figurer au contrat (exemples : « frais couteux non remboursés par la sécurité sociale » ; « actes hors nomenclature » ou encore « médecine douce »…). Si cela n’est pas explicitement écrit, il est nécessaire de simplement d’en formuler la demande à votre mutuelle (par mail ou téléphone).

A titre d’exemple, ces mutuelles prennent partiellement en charge une partie des séances  (liste non exhaustive et soumise aux variations de cotisation) :

APRIL santé SOLIDARIS, PREV INFORM, SMO France, APICIL, MGEN, MUTUELLE GENERALE (emma santé), MUTUELLE INTERIALE (fonction publique), GROUPE FRANCE MUTUELLE GFM, Solimut, prevoyance santé.fr, MUTASSURANCES, MUTUELLE VERTE, Mutuelle SMH, Mutuelle de groupe SNCF, Mutuelle de groupe PTT, La Prevadies, Gras Savoye, Mutuelle des mines, Mutuelle d’AIRBUS, Previnform, Mutuelle des pays de vilaine.

N’hésitez pas à compléter et/ou corriger cette liste en commentaires.

De manière générale, envoyer systématiquement un dossier à votre mutuelle et à votre caisse. Plus les dossiers de demande de participation financière afflueront, plus les éventualités de remboursement seront nombreuses !

Quelques mutuelles remboursent jusqu’à 30 euros par séances mais elles sont loin d’être la majorité. En cas de refus, certaines demandes écrites peuvent aboutirent en étant considérées comme des prises en charges « exceptionnelles ».

3) Les prestations « extra-legales » 

Il s’agit d’une aide à titre exceptionnel (d’où son nom…). Il est nécessaire de s’adresser au service social régional de sa mairie dans le cadre des « aides extra-légales ».  Ce n’est pas simple à obtenir mais l’assistante sociale de la ville apporte son aide pour monter ce « dossier d’aide pour prestation extra-legale ». Il est nécessaire de remplir certains critères, notamment les conditions de revenus et la demande doit être justifiée par un bilan dressant les difficultés de l’enfant.

demande aide financière

Cette aide individuelle provient de la CPAM (Comission Primaire d’Assurance Maladie).

Il est possible d’obtenir cette aide exceptionnelle sans relever de la MDPH mais un dossier en cours peut néanmoins faciliter son obtention.

Pour en savoir plus sur les aides versées par votre Caisse d’Assurance Maladie et les documents à joindre à votre dossier de demande : Contactez votre Caisse d’Assurance Maladie : par mail en vous connectant sur votre compte ameli, rubrique « Ma messagerie » ; par téléphone au 36 46 (prix d’un appel local sauf surcoût imposé par certains opérateurs).

4) Le forfait précoce (auprès des TSA et TND)

Ce dispositif (devant être opérationnel dès septembre 2019) est prévu par la Stratégie Nationale Autisme. Il autorise le financement, pendant un an, par l’assurance maladie, des bilans et interventions des ergothérapeutes, psychomotriciens et psychologues pour les enfants de 0 à 6 ans révolus présentant une suspicions de TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) ou de TND (Trouble du Neuro Développement). 

Objectif : 

  • permettre que les interventions de ces professionnels soient réalisées le plus précocement possible, avant même que le diagnostic ne soit établi. I
  • établir rapidement un bilan fonctionnel, et contribuer au diagnostic  au bout de cette période d’une année.

source : https://fedepsychomot.com

Ce dispositif est porté par des Plateformes de Coordination et Orientation (PCO), composées de plusieurs structures  (type CAMSP, CMPP, CMP…) désignées par les ARS, et qui couvrent des territoires variables. 

Les libéraux, désireux d’intégrer le dispositif, et voir leurs interventions à destination des enfants concernés par le forfait précoce financées par l’assurance maladie (un forfait est pré-établi), doivent contractualiser avec ces plateformes. 

Concrètement, un enfant repéré comme étant à risque devra être adressé à son médecin généraliste. Ce dernier, appuyé sur une grille de repérage élaborée spécifiquement dans ce but, va rechercher les différents signes qui peuvent justifier que l’enfant soit vu par des spécialistes. Si les conditions, telles que définies par la grille, sont remplies, le médecin fait une prescription de forfait précoce et adresse donc la famille à la PCO.

Ce contrat prévoira notamment que le professionnel s’engage à respecter les recommandations de bonnes pratiques de la HAS dans ses interventions et à faire un retour régulier de ses interventions à la plateforme, à la famille ainsi qu’au médecin traitant de cette dernière. 

Bon courage !

Formation Intégration Sensorielle (O. Gorgy)

Formation en Intégration Sensorielle pour les psychomotriciens.

Vous trouverez ci-joint les contenus des degrés 1 et 2 des formations en Intégration Sensorielle, dispensés par le formateur Olivier Gorgy, psychomotricien, docteur en science du mouvement, expert HAS et spécialisé dans les troubles de la modulation sensorielle auprès des enfants TSA.

Ces formations sont agréés OGDCP par le comité scientifique en charge.


Prochaines sessions de formation : 

  • PARIS, Session de degré 1, 9 et 10 Janvier 2020. Pré-inscriptions ouvertes. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015.
  • PARIS, Session de degré 1, 17 et 18 mars 2020. Pré-inscriptions ouvertes. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015.
  • PARIS, session de degré 2, le 19 et 20 mars 2020. COMPLET. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015.
  • PARIS, Session de degré 2, 09 et 10 juin 2020. Pré-inscriptions ouvertes. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015
  • PARIS, Session de degré 1, 11 et 12 juin 2020. Pré-inscriptions ouvertes. Horaires : 8h-45-12h / 13h30-17h. Lieu : Hotel Mercure, 6 Rue Saint-Lambert 75015.

Réservation via : olivier.gorgy@hotmail.fr

BIENVENUE


Pour chaque degré :

Durée : 2 jours.
Horaires : 9h00-12h15/13h15-16h30.
Coût : 700 euros par stagiaires en institution / 600 euros par stagiaires en libéral .
Informations complémentaires :  olivier.gorgy@hotmail.fr
www.sensoted.fr


Résumé des objectifs généraux de la formation en Intégration Sensorielle :

   Degré 1

-Se familiariser avec l’approche sensorielle auprès de la personne avec TSA
-Mettre en lien les dysfonctionnements sensoriels de la personne avec TSA avec les comportements-problèmes qu’elle présente au quotidien
-Mettre en lien les dysfonctionnements sensoriels de la personne avec TSA avec les troubles du développement psychomoteur qu’elle présente
-Mettre en lien les dysfonctionnements sensoriels de la personne avec TSA avec les troubles des apprentissages qu’elle présente
-Apprendre à utiliser les questionnaires d’évaluation des troubles sensoriels

-Orienter une démarche thérapeutique en tenant compte des résultats de l’évaluation-Apprendre à informer le parent sur les troubles sensoriels de son enfant et à mesurer leur impact sur les comportements et activités quotidiennes

   Degré 2

– Etudes de cas proposés par les stagiaires (contenant les résultats du profil sensoriel, un relevé des comportements-problèmes et le bilan psychomoteur. D’autres données pourront être amenées en complément tel le profil cognitif, le bilan développemental et psycho-éducatif. Des vidéos peuvent être projetées.
– Orientation suite à l’évaluation sensorielle ; présentation des mesures prioritaires; présentation des objectifs généraux des protocoles et des techniques ; protocoles et techniques pour la gestion des comportements- problèmes (pression tactile, vibration…) ; techniques pour la facilitation des apprentissages (pression tactile, percussions, vibration, brossage…), outils pour l’amélioration du traitement visuel (plan incliné, intercalaire/règle/lunette d’accommodation, cahier adapté, table lumineuse, modulateur de luminosité), technique pour l’hyper-acousie  ; abord de techniques spécifiques  ; les différentes applications selon la pluridisciplinarité.

Sessions achevées :

Degré 1 :  le 16/17 novembre 2017 sur Paris 15

Degré 1 & 2 : 16,17,18,19 janvier à Marseilles 

Degré 2 sur Marseille le 4/5 JUIN 2018

Degré 1 sur Paris le 10/11 avril 2018,  l’IME Notre Ecole au 43 rue Falguière 75015 Paris

Informations sur le profil sensoriel

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MENTIONS LEGALES :

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Affiches et brochures pédagogiques – Autisme/TSA (centralisation)

L’ « autisme en image »

Vous trouverez une centralisation d’affiches et brochures pédagogiques sur les TSA, glanées sur différents sites de références, illustrant les troubles autistiques et/ou les particularités de fonctionnement en image.

(les sources apparaissent la plupart du temps directement sur le support)

affiche sur l'autisme

 

           Quelques ressources : 

Centre Ressource Autisme : http://www.craif.org/90-nos-publications.html

Autisme France : http://www.autisme-france.fr

Canal Autisme : http://www.canalautisme.com

 Au sujet de la prise en charge de l’autisme/TSA en psychomotricité :

La prise en charge en cabinet libéral 

Article : D’Ignazio A. (2013). Tablette tactile et psychomotricité : un bon ménage ? Evolutions Psychomotrices, 100, 103-110.

Vidéo de psychomotricité (centralisation de reportages avec des psychomotriciens)

Compilation de films, reportages et passages TV (magazines, interview…) illustrant le métier et la pratique du psychomotricien en vidéo.

Plus de 25 reportages et/ou montages-vidéo sont centralisés ci-dessous, par ordre chronologique de 2007 à 2018 (n’hésitez pas à  signaler en commentaires des ajouts potentiels d’autres interviews, émissions ou reportages sur le thème de la psychomotricité en vidéo afin d’enrichir cette centralisation) !

Les reportages en vidéo

Franck Lemonnier illustre la profession du psychomotricien par l’exemple de la pratique libérale à l’intention du site lesmetiers.net (2007).

Christophe Lefèvre évoque sa pratique en psychiatrie pour l’Onisep (2008).

Léa parle de sa pratique quotidienne pour la Haute École Spécialisée en Suisse Orientale (2009).

Vidéo promotionnelle réalisée par l’ISRP mettant en scène le parcours d’une jeune fille s’interrogeant sur la profession de psychomotricien ainsi que son parcours d’étudiante au milieu d’enseignants (2011).

Le Magazine Santé (France 5) s’intéresse à la profession de psychomotricien. Françoise Giromini s’exprime sur les études (2012).

Spot du Ministère de la santé et du Travail où la psychomotricité en maison de retraite est expliquée par Cécile (2012).

Une définition du métier de psychomotricien ainsi que la description claire de sa pratique quotidienne par Florent Vincent et Camille Poultorak Goldman au centre Hospitalier Théophile Roussel (pédopsychiatrie et psychiatrie adulte) (2013)

Amélie Hureau répond aux questions du site notrefamille.com et décrit le métier avec finesse (2014).

Franck Lemonnier informe Studyrama TV sur les dispositifs d’accès aux concours d’entrée ainsi qu’aux études de psychomotricité (2014).

 Allodocteurs se renseigne sur l’intérêt de la psychomotricité et de ses indications (attention, écriture, posture…) auprès de Florent Vincent dans le cadre d’un cabinet libéral (2014).

Cette psychomotricienne suisse évoque différentes qualités nécessaires à la profession (2014).

Margaux Auger et Laetitia Bozzolo présentent leur atelier de relaxation auprès de leurs collègues du CHU de Rouen (2015).

Cyrielle Vigier, Psychomotricienne à l’EHPAD Le Moulin (Unité Alzheimer) parle de son vécu auprès de patients vieillissants sur TV8 – Clermont (2015).

La pratique de Françoise Formeaux auprès de patients polyhandicapés en Maison d’Accueil Spécialisée est exposée dans cette émission (Région Nord Pas de Calais) qui présente les métiers au coeurs du handicap (2015).

Grand Ille TV part à la rencontre de Florian Védérine, psychomotricien à l’hôpital Saint Vincent de Paul (2015).

Auvergne Basse Vision met à l’honneur Sandrine Guedon-Vigneron dans son approche fonctionnelle et de recherche de détente auprès de patients déficients visuels (2015).

Michelle Lhuillier, rappelle le cadre paramédical de la profession et son champ d’exercice dans la petite enfance (2016).

Asmaâ Naslouby, psychomotricienne (association marocaine), parle de pédagogie et d’éducation aux parents dans cette courte capsule vidéo (2016 ?).

Flavie Valat répond aux questions de la Croix Rouge en décrivant sa pratique de psychomotricienne en Institut Médico-Éducatif (2017).

People & Baby dresse le « portrait de métier » d’Estelle, psychomotricienne en crèche (2017).

Laureen répond aux questions (quotidien, qualités, salaire…) que se pose la journaliste du site https://inspiremoiunmetier.com (2017).

Par un médiateur originale (les légos), Nicolas Raynald illustre les fonctions psychomotrices et l’intérêt de l’approche du psychomotricien par le jeu. (2017)

Célèbre émission de France 2 : Les Pouvoirs Extraordinaires du Corps Humain dans laquelle Aude Buil s’exprime sur le développement psychomoteur du jeune enfant en proposant des mises en situation originales à Michel Cymes et Adriana Karembeu (2017).

La Maison des Maternelles (France 5) met à l’honneur Marion Bonvarlet pour parler de sa pratique en crèche (2017).

L’action d’une psychomotricienne Noémie Sailliot auprès de personnes âgées par une médiation originale : l’escalade, présentée par GrandLille.tv (2018).

Le Magazine de la santé (France 5) met l’accent sur la prise en charge des nouveau-nés fragiles en insistant sur l’action de la psychomotricienne Martine Girard (2018).

Aurélien D’Ignazio explique à Mac Lesgy dans l’émission E=M6 les difficultés psychomotrices dans la réalisation du Dele Alli Challenge ainsi que de la Floss Dance (2018).

Gaëlle Blervaque répond à certaines questions au sujet de la tenue assise des bébés lors de l’émission des super pouvoirs des jeux. (2019)

La psychomotricienne Cécile Jarry Lacombe nous rappelle les principales étapes du développement psychomoteur du tout petit tout en formulant conseils et préconisations pour soutenir la motricité des enfants dans les meilleures conditions. (2019)

La psychomotricienne Gaëlle Blervaque apporte des éléments de réponse à la question : quels jeux proposer à un enfant porteur de trisomie 21 pour développer sa motricité fine ? (2019)

 

 

 

L’avis de Youtubers en vidéo sur le métier ainsi que sur le concours !

Vidéo de pratique psychomotrice

 

Pour en savoir plus sur la profession :

http://www.psychomotricite.com/ffp/

http://www.onisep.fr/Ressources/Univers-Metier/Metiers/psychomotricien-psychomotricienne

Le champ d’exercice du métier de psychomotricienhttp://www.psychomotricien-liberal.com/#qu-est-ce-que-la-psychomotricite

Décret n°88-659 du 6 mai 1988 relatif à l’accomplissement de certains actes de rééducation psychomotrice

1. Bilan psychomoteur

2. Education précoce et stimulation psychomotrices.

3. Rééducation des troubles du développement psychomoteur ou des désordres psychomoteurs suivants au moyen de techniques de relaxation dynamique, d’éducation gestuelle, d’expression corporelle ou plastique et par des activités rythmiques, de jeu, d’équilibration et de coordination :– retards du développement psychomoteur ;– troubles de la maturation et de la régulation tonique ;– troubles du schéma corporel ;– troubles de la latéralité ;– troubles de l’organisation spatio-temporelle ;– dysharmonies psychomotrices ;– troubles tonico-émotionnels ;– maladresses motrices et gestuelles, dyspraxies ;– débilité motrice ;– inhibition psychomotrice ;– instabilité psychomotrice ;– troubles de la graphomotricité, à l’exclusion de la rééducation du langage écrit
 
4. Contribution, par des techniques d’approche corporelle, au traitement des déficiences intellectuelles, des troubles caractériels ou de la personnalité, des troubles des régulations émotionnelles et relationnelles et des troubles de la représentation du corps d’origine psychique ou physique.